Marocanité du Sahara : « Aucune décision n’a été prise » par l’administration Biden

- 10h40 - Maroc - Ecrit par : S.A

Alors que des voix s’élèvent pour rassurer de la non remise en cause par l’administration Biden du décret portant reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara pris par Donald Trump, un porte-parole du Département d’État a déclaré qu’«  aucune décision n’a été prise  » jusque-là.

« L’administration Biden n’a pas encore pris de décision concernant la reconnaissance par l’ex-président Donald Trump de la souveraineté du Maroc sur le Sahara », a déclaré à la chaîne de télévision arabophone financé par le Congrès américain, Al Hurra, un porte-parole du Département d’État ayant requis l’anonymat. Une déclaration qui contredit celle qu’une source autorisée du ministère marocain des Affaires étrangères a faite au site Le Desk vendredi dernier. Cette source avait confirmé des propos du secrétaire d’État rapportés par le site Axios. Lors d’un échange téléphonique, Antony Blinky avait déclaré au ministre des Affaires étrangères et de la coopération africaine, Nasser Bourita que l’administration Biden ne reviendrait pas sur la décision de Trump.

« Aucune décision de ce genre n’a été prise. Nous menons des discussions en privé avec les parties sur la meilleure manière de procéder. Nous n’avons rien d’autre à annoncer », a ajouté à Al Hurra la même source.
Réagissant aux informations d’Axios, l’universitaire marocain, Mohamed Cherkaoui, basé aux États-Unis a déclaré qu’il était impossible que le correspondant du site ait connaissance de la teneur de l’échange téléphonique entre le chef de la diplomatie marocaine et son homologue américain, car seuls le secrétaire d’État et son porte-parole, Ned Price étaient présents dans la salle au moment de l’entretien. Selon lui, Israël aurait fourni cette information au correspondant du site. Pas le Département d’État.

Le 10 décembre dernier, Donald Trump avait signé un décret portant reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Cette décision continue de susciter de vives réactions. 27 sénateurs américains et Kerry Kennedy, présidente du Centre Robert Kennedy des Droits de l’Homme avaient entre-temps appelé l’administration Biden à sa remise en cause. De son côté, le Maroc s’emploie à renforcer ses relations avec la Commission américaine des affaires publiques d’Israël (AIPAC), le lobby israélien actif aux États-Unis.

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