Marrakech, si chère mais toujours aussi attirante

- 19h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Malgré une hausse des prix et une affluence record, la ville ocre continue de séduire massivement les voyageurs de l’Hexagone. Entre douceur climatique, accessibilité décuplée et diversité de l’offre, Marrakech s’impose une nouvelle fois comme le choix numéro un pour les vacances d’hiver.

Portée par l’effet de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) fin 2025, la capitale touristique marocaine affiche des chiffres exceptionnels avec plus de 12,4 millions de nuitées enregistrées, indique Le Figaro. Même en pleine période de ramadan, les riads et hôtels affichent des taux d’occupation dépassant les 80 %. Cet engouement est fortement soutenu par le marché français, qui représente à lui seul environ un tiers de la fréquentation globale de la ville, un attachement confirmé par les données de réservation du moteur de recherche Liligo.

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Si d’autres destinations marocaines connaissent des croissances impressionnantes (Ouarzazate à +27 %, Tanger à +14 %, Rabat à +13 % ou Fès à +12 %), Marrakech conserve son hégémonie grâce à une accessibilité sans pareille. Les liaisons aériennes se multiplient depuis la France, avec un prix du billet aller-retour plutôt maîtrisé, affiché à 173 euros en moyenne (en recul de 18 % par rapport à 2025). La compagnie Transavia, par exemple, assure à elle seule jusqu’à 61 vols hebdomadaires vers la ville ocre au départ d’aéroports majeurs comme Paris-Orly, mais aussi régionaux comme Biarritz ou Deauville.

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Sur place, la promesse d’un dépaysement total opère toujours. Les professionnels du secteur soulignent la capacité de la ville à proposer une expérience sur mesure : richesse artisanale, essor des séjours « wellness » (bien-être), agenda culturel foisonnant en week-end et événements en plein air avec l’Atlas enneigé en toile de fond. L’hôtellerie de luxe participe à ce dynamisme, à l’image de la récente réouverture de l’iconique complexe Amanjena après de grands travaux de rénovation.

La destination est toutefois rattrapée par l’envers de son succès. Des touristes réguliers pointent du doigt la saturation de lieux emblématiques, tel le jardin Majorelle, jugé parfois trop « canalisé ». L’inflation se fait également ressentir dans les établissements les plus prisés, où le prix d’un expresso ou d’un cocktail n’a plus rien à envier aux tarifs parisiens. Enfin, la difficile cohabitation entre piétons et mobylettes dans les ruelles de la médina suscite des inquiétudes liées à la pollution et à la sécurité. Pour éviter de tomber dans les travers de Venise, les professionnels locaux plaident aujourd’hui pour un plan d’aménagement concerté, incluant notamment la sanctuarisation de certains axes historiques de la médina.