Des médecins marocains sous haute surveillance
Des médecins marocains exerçant dans des cliniques privées sont soupçonnés d’évasion fiscale, notamment de ne pas déclarer une partie de leurs revenus.
Les services de contrôle de la Direction générale des impôts (DGI) ont détecté des irrégularités dans les déclarations d’impôt sur le revenu de certains médecins exerçant dans les cliniques privées du royaume. D’après les rapports de la division de la programmation et l’analyse des risques, ces médecins dissimulent une partie de leurs revenus issus d’interventions médicales réalisées dans des cliniques privées où ils ne sont pas salariés, fait savoir Hespress.
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En contrepartie de ces prestations, ces contribuables perçoivent des montants en espèces dans ces établissements qu’ils omettent de déclarer. Les contrôleurs fiscaux ont relevé des écarts importants entre les montants déclarés et les coûts pratiqués pour ces interventions, notamment en ce qui concerne la chirurgie cardiovasculaire et obstétrique.
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Procédant à des vérifications auprès des banques et de l’Agence nationale de la conservation foncière, les contrôleurs fiscaux ont détecté des anomalies dans les déclarations de deux médecins renommés de Casablanca, notant un écart entre les revenus déclarés et leur train de vie. Les médecins concernés ont effectué des virements bancaires et délivré des chèques de montant considérable pour l’acquisition de biens mobiliers et immobiliers au Maroc et à l’étranger.