La Minurso s’en va, 24 champs de mines restent à dépolluer au Sahara

- 22h00 - Maroc - Ecrit par : Farid Laamoudi

La mission des Nations unies au Sahara entame son retrait ce dimanche 1er novembre, alors que de vastes secteurs restent contaminés par des explosifs. Selon le dernier inventaire public de l’ONU, 24 champs de mines et 33 zones touchées par des sous-munitions demeuraient à traiter à l’est du mur de défense.

La fin de la MINURSO soulève une question concrète : qui poursuivra le déminage ? Dans sa déclaration du 1er novembre, l’ONU annonce le début de la liquidation de sa mission, dont le mandat a expiré sans renouvellement. Une équipe réduite doit organiser le rapatriement du matériel des pays contributeurs et le traitement des équipements appartenant aux Nations unies.

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Les chiffres du Service de lutte antimines des Nations unies (UNMAS) donnent la mesure du travail restant. Sur 67 champs de mines répertoriés, 43 ont été libérés. Sur 541 zones frappées par des sous-munitions, 508 ont été traitées. Le bilan, arrêté à janvier 2026, porte sur les secteurs suivis à l’est du mur de défense.

Depuis 2008, le programme a permis de rendre à l’usage environ 150 millions de mètres carrés de terrains dangereux et de neutraliser plus de 30 000 engins explosifs. Plus de 80 000 personnes, notamment parmi les populations locales et nomades, ont bénéficié d’actions de sensibilisation. Ces interventions concernent directement la sécurité des civils qui circulent dans les zones contaminées.

Un programme de déminage lié à la MINURSO

L’UNMAS constitue une composante de la mission onusienne. Après l’interruption d’une grande partie de ses activités en 2020, les opérations ont repris à l’est du mur en mai 2023, puis dans le sud du territoire en janvier 2024. Cette reprise avait nécessité des discussions avec les Forces armées royales marocaines et le Front Polisario.

Le financement du programme repose principalement sur le budget des opérations de maintien de la paix, à hauteur d’environ trois millions de dollars par an. L’UNMAS indiquait également rechercher trois millions de dollars supplémentaires pour renforcer la prévention des accidents, l’aide aux victimes et les capacités locales de déminage.

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Le communiqué annonçant le retrait de la MINURSO ne précise pas le devenir de ces activités. L’UNMAS accompagne depuis plusieurs années l’organisme local Saharawi Mine Action Coordination Office (SMACO), dont les équipes ont été formées pour développer leurs propres capacités de planification et de coordination des opérations à l’est du mur.