Décès d’un Marocain à Ceuta : une association exige une enquête

- 18h30 - Espagne - Ecrit par : S.A

Le corps d’un jeune marocain qui tentait de rejoindre l’enclave espagnole de Ceuta a été repêché en mer jeudi dernier. L’Observatoire nord des droits de l’Homme (ONDH) demande l’ouverture d’une enquête.

Saber Azouz, un jeune marocain de 20 ans est mort en mer. Selon sa famille, « des traces de sang ont été retrouvées sur ses vêtements », indique l’Observatoire nord des droits de l’Homme (ONDH) dans un communiqué publié sur sa page Facebook, réclamant « que soit élucidé le meurtre délibéré de ce migrant sans défense ». Selon l’association, les forces espagnoles sont les auteures présumées de ce meurtre. Aux yeux de l’ONDH, le Maroc est « responsable de ne pas assurer une vie décente à ses citoyens » et d’avoir « exploité la migration à des fins politiques », rapporte l’AFP.

Plus de 8000 personnes, dont 2700 mineurs ont franchi la frontière qui sépare le Maroc de l’enclave espagnole de Ceuta entre lundi et mardi. Plus de 6000 ont été expulsés vers le Maroc. Une crise migratoire aux airs de représailles de la part des autorités marocaines. Depuis l’admission d’urgence du secrétaire général du Polisario, Brahim Ghali dans un hôpital de Logroño, sous le nom d’emprunt de Mohamed Ben Battouche, de nationalité algérienne, les tensions sont montées d’un cran entre les deux pays. 

  • Crise migratoire à Sebta : l'appel de l'ONU au Maroc et à l'Espagne

    L'ONU a réagi à la crise migratoire majeure à Sebta (Ceuta). Elle appelle le Maroc et l'Espagne à trouver ensemble une solution.

  • Des mineurs marocains dans une situation déplorable à Ceuta

    Des mineurs marocains qui se trouvent toujours dans l'enclave espagnole de Ceuta subissent des traitements inhumains. Ils sont victimes de racisme et d'agressions en tout genre.

  • L'Espagne a-t-elle laissé filer une quantité importante de drogue vers le Maroc ?

    Alors que l'Espagne a accusé le Maroc d'« agression » et de « chantage » suite à l'arrivée massive de migrants à Ceuta, elle semble laisser filer une importante quantité de drogue. Les services de sécurité marocains notamment la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) ont saisi, vendredi, une importante quantité de comprimés psychotropes et de cocaïne en provenance du port d'Algésiras.

  • Des Marocains appellent au boycott des produits espagnols

    Au Maroc, de milliers de personnes dont des journalistes et activistes réagissent à la nouvelle tension entre le royaume et l'Espagne provoquée par l'admission d'urgence de Brahim Ghali, leader du Polisario dans un hôpital de Logroño, sous le nom d'emprunt de Mohamed Ben Battouche, de nationalité algérienne. Ils ont appelé au boycott des produits espagnols.

  • Le corps sans vie d'un jeune Marocain retrouvé à Ceuta

    Des agents de la Garde civile de Ceuta ont retrouvé mardi le corps d'un jeune migrant d'origine marocaine dans les eaux proches de la côte de Ceuta, à environ un kilomètre de la frontière de Tarajal.

  • Brahim Ghali : la décision du juge ne va pas plaire au Maroc

    L'Association sahraouie pour la défense des droits de l'Homme (Asadedh) et l'activiste sahraoui Fadel Breika qui ont porté plainte contre le leader du Polisario et appelé à son arrestation immédiate avant sa comparution le 1ᵉʳ juin n'ont pas eu gain de cause. La position de Santiago Pedraz Gomez, juge d'instruction près de l'Audience nationale espagnole chargé du dossier reste inchangée. Pas de mesures conservatoires contre Brahim Ghali.

  • L'Espagne écarte tout lien entre l'hospitalisation de Brahim Ghali et l'afflux massif de migrants à Sebta

    Arancha González Laya, ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération espagnole revient sur l'admission d'urgence de Brahim Ghali, patron du Polisario dans un hôpital de Logroño, non loin de Saragosse, sous le nom d'emprunt de Mohamed Ben Battouche, de nationalité algérienne. Elle écarte tout lien entre le désaccord avec Rabat sur ce sujet et l'arrivée de milliers de migrants marocains dans l'enclave espagnole de Sebta, lundi.

  • Audition de Brahim Ghali : un début de satisfaction pour le Maroc ?

    Brahim Ghali, leader du Polisario, admis d'urgence dans un hôpital de Logroño le 18 avril dernier devra comparaître devant la justice espagnole ce mardi 1ᵉʳ juin. Il est accusé de tortures, de viols et d'atteintes aux droits de l'Homme. Cette audition pourrait apaiser un tant soit peu les tensions entre le Maroc et l'Espagne.

  • La comparution de Brahim Ghali se précise

    Le leader du Polisario, Brahim Ghali vient d'être fixé sur l'heure de sa comparution devant le juge d'instruction de Madrid, Santiago Pedraz Gomez. Elle aura lieu le 1ᵉʳ juin à 10:30 min par visioconférence.

  • « Le Maroc n'est pas le concierge de l'Europe »

    L'entrée en masse des migrants en moins de 72 heures dans l'enclave espagnole de Ceuta, depuis certaines plages marocaines, sous le regard impuissant des forces de l'ordre, a envenimé la crise déjà palpable entre le Maroc et l'Espagne. Le Maroc à travers son ministre des Affaires Étrangères refuse de porter la responsabilité d'un tel flux migratoire.