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Mourad Fares, principal recruteur de djihadistes français, au tribunal

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20 janvier 2020 - 19h00 - Monde

Le procès du Haut-Savoyard, Mourad Fares, 35 ans, se tient à partir de ce lundi 20 janvier 2020, devant la cour d’assises spéciale de Paris. Cet originaire du Maroc, est poursuivi pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle, financement du terrorisme et direction d’un groupe terroriste. »

Mourad Fares, qui est en détention provisoire depuis cinq ans, est accusé d’avoir recruté une dizaine de jeunes du quartier de la Meinau à Strasbourg pour le compte de l’Etat islamique (EI) en Syrie. Sa réputation n’est plus à faire. Recruteur de djihadistes pour l’EI et Jabhat al-Nosra, un groupe terroriste affilié à Al-Qaïda jusqu’en 2016, dirigeant de sa propre « katiba », le détenu est surnommé le « chef des Français ».

Un événement apportera « le déclic » nécessaire à Mourad Fares. En 2012, il perd un cousin de 32 ans dont il était très proche, rappelle Le Point. « Ce décès m’a beaucoup remis en question, car il est mort jeune », disait Fares à la juge d’instruction. « J’étais croyant, mais non pratiquant, mais après ça, j’ai recommencé à faire la prière et arrêté de sortir et boire de l’alcool, tout en continuant à chercher du travail », raconte ce jeune homme, nanti d’un Bac S.

Désormais ancré dans la pratique religieuse, il se gave des informations islamiques sur internet. Fin 2012, il découvre la hijra, visionne de nombreuses vidéos réalisées par Omar Diaby, un franco-sénégalais qui avait rejoint l’EI en 2013. Celui-ci deviendra son mentor. Mourad Fares se rend en Syrie à l’été 2013, via la Turquie. Direction EI. Il prendra le nom de guerre d’ « Abu al Hassan » ou Abu Rachid. Facebook sera son outil de propagande des idéaux de l’EI.

« Il y a maintenant un certain temps que je suis sorti de ces dogmes et de ces croyances pour éviter l’hostilité d’un environnement toujours adepte d’un islamisme radical et d’un djihad armé dont je me suis, pour ma part, détaché », a déclaré l’accusé, désormais homme « repenti », devant la juge d’instruction, le 6 novembre 2014.

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