Espagne : le Parti populaire soutient le Maroc pour mieux critiquer Pedro Sanchez

- 14h20 - Espagne - Ecrit par : P. A

Le Parti populaire (PP) a choisi de s’attaquer constamment au gouvernement de Sánchez et de soutenir le Maroc dans la crise ouverte entre les deux pays après l’entrée sur le sol espagnol de Brahim Ghali, le leader du Front Polisario.

Il n’y a pratiquement pas un seul jour où le Parti populaire n’adresse des critiques acerbes à l’Exécutif au sujet de l’entrée du leader du Front Polisario en Espagne. De façon claire, le PP veut savoir si Pedro Sanchez est le responsable de l’entrée de Ghali en Espagne, rapporte Publico. Le parti de Pablo Casado a critiqué le gouvernement de Sanchez sur cette entrée « illégale » de Brahim Ghali en Espagne qui a provoqué une grave crise diplomatique avec le Maroc et une crise migratoire inédite survenue en mai avec l’arrivée en masse de migrants dans la ville de Ceuta.

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Pour le gouvernement espagnol, l’entrée de Ghali en Espagne a été faite « conformément à la loi » et selon la pratique établie en la matière. L’ancienne ministre des Affaires étrangères, Arancha Ganzalez Laya, a réitéré lundi cette position lors de sa comparution devant le juge Rafael Lasala du tribunal de Saragosse. « Avec cette déclaration de Laya, il est urgent de mettre en place une commission d’enquête parlementaire pour la manifestation de la vérité. Nous voulons savoir qui a donné les instructions pour situer les responsabilités politiques », a déclaré la porte-parole du PP au Congrès, Cuca Gamarra.

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Concernant la question du Sahara, le PP a toujours soutenu la position de l’ONU et du Front Polisario d’aller à un référendum d’autodétermination. Mieux, des membres du PP au gouvernement avaient entretenu dans le passé des contacts avec les dirigeants du Front Polisario. Par exemple, la ministre des Affaires étrangères, Ana Palacio, avait rencontré en 2003 Mohamed Abdelazziz, le prédécesseur de Ghali à la présidence de la RASD. En 2012, José Manuel García-Margallo a aussi échangé avec des représentants du Polisario.

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  • Affaire Ghali : le PP demande une commission d'enquête au Congrès

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