Pastèques : le Maroc devance la Turquie et devient deuxième exportateur du monde arabe
Le Maroc figure parmi les trois premiers exportateurs de pastèques du Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA).
Selon un rapport récemment publié par le cabinet IndexBox, les exportations de pastèques en provenance de la région Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA) ont bondi de 68 % en 2024 pour atteindre 866 000 tonnes. Avec 226 000 tonnes expédiées, le Maroc est le deuxième exportateur de pastèques dans la région Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA). Il devance la Turquie. Le royaume a réalisé des exportations de 217 millions de dollars (près de 2,1 milliards de dirhams), contre 124 millions pour l’Iran et 39 millions pour la Turquie.
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« Le prix à l’exportation marocain, culminant à 962 dollars la tonne, demeure le plus élevé de toute la région ». Entre 2013 et 2024, le Maroc a enregistré « un taux de croissance annuel moyen de 30,1 % en valeur, consolidant sa position de principal fournisseur de pastèques à forte valeur ajoutée du MENA », observe IndexBox. S’agissant des importations, les Émirats arabes unis se distinguent comme premier acheteur, concentrant 49 % de la valeur totale des importations. Ils sont suivis du Qatar et de l’Arabie saoudite. Le prix moyen à l’importation dans la région s’est établi à 407 dollars (environ 4 000 dirhams) la tonne, en retrait de 24 % par rapport à 2023.
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La consommation de pastèques dans la région MENA a reculé pour la cinquième année consécutive, perdant 1,9 % en 2024, notent par ailleurs les analystes d’IndexBox. Ils rappellent qu’elle avait atteint un sommet de quinze millions de tonnes en 2016. « Le marché devrait se redresser légèrement sur la période 2024-2035, avec un volume porté à onze millions de tonnes et une valeur estimée à 5,6 milliards de dollars », estiment-ils. La Turquie, l’Algérie et l’Égypte restent les plus grands consommateurs, réunissant « près des deux tiers du volume total ». Avec 2,3 millions de tonnes, l’Algérie figure en tête. Elle est suivie de la Turquie (3,2 millions de tonnes) et de l’Égypte (près d’un million de tonnes). En valeur, ces trois marchés concentrent environ 64 % du total régional, avec une prédominance algérienne à 1,6 milliard de dollars (près de 16 milliards de dirhams), est-il précisé.