Perpétuité confirmée en appel pour le meurtrier du petit Larbi

- 23h54 - France - Ecrit par :

La cour d’assises d’appel d’Angoulême (Charente) a condamné jeudi soir à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans, Alain Diaz, 42 ans, reconnu coupable du meurtre et d’atteintes sexuelles sur le petit Larbi Fanousse, 10 ans.

Ce verdict est identique à celui rendu par les assises de la Gironde le 6 mai dernier, et correspond au maximum de la peine applicable pour ce crime.
Le petit Larbi, dont la famille est de nationalité marocaine, avait disparu le 4 décembre 2001 dans le quartier des Aubiers, à Bordeaux-Lac, alors qu’il vendait des tickets de tombola, après avoir fait l’école buissonnière pendant l’après-midi.
Dans un mouvement de solidarité, tout le quartier s’était mobilisé pour tenter de le retrouver. Des photos avaient été affichées dans toute la ville.
Son corps avait été découvert le 19 décembre par un groupe de jeunes garçons faisant du VTT sur un terrain vague à proximité de la cité. Larbi était allongé au pied d’une benne de déchets, dénudé, la tête recouverte d’une combinaison de peintre appartenant à Alain Diaz, et sur laquelle les analyses ont permis d’identifier des taches de sperme de cet habitant des Aubiers.
De nombreux autres éléments objectifs accusaient cet homme au lourd passé psychiatrique, déjà condamné pour des faits de pédophilie. Il a ainsi lui-même donné les vêtements de la petite victime aux enquêteurs.
Les experts ont identifié treize taches de sang de Larbi dans différentes pièces du domicile de Diaz. Une facture a son nom a été trouvée près du corps. Il a aussi passé des aveux partiels au fil des différentes étapes de l’enquête et de l’instruction.
Au cours des quatre journées de son nouveau procès, Alain Diaz a en revanche continué à nier, comme lors de l’audience bordelaise, malgré la demande implorante de la maman de Larbi, qui l’a supplié de dire la vérité. L’avocat général avait requis la peine maximale. Les défenseurs d’Alain Diaz ont une nouvelle fois plaidé l’acquittement, sans succès.

Ap

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