Le plan d’Abdel Alaoui pour ouvrir 30 restaurants marocains en France

- 11h00 - France - Ecrit par : L.A

Ancien visage de la télévision, le chef franco-marocain Abdel Alaoui déploie son enseigne Choukran pour imposer la street food de son pays natal. Fort d’une importante levée de fonds, il célèbre une tradition culinaire qu’il juge inégalable.

Cuisinier et entrepreneur, l’homme a déjà implanté deux adresses parisiennes de son concept. Afin de démultiplier cette présence, il a réuni plus de 5 millions d’euros avec l’objectif d’ouvrir une trentaine de restaurants. Son ambition assumée, confiée au journal Le Parisien, est de devenir la référence absolue du couscous dans l’Hexagone.

Sur Bladi.net : À Paris, Abdel Alaoui met en lumière la richesse gastronomique marocaine

Arrivé en France en 1982, il a grandi en région parisienne en s’imprégnant du savoir-faire de sa mère. Chez Choukran, sa carte marie tradition et modernité avec des beignets inspirés de la markouda et une semoule allégée cuite à la vapeur, une technique innovante expressément « validée par sa mère ».

Le restaurateur défend farouchement la supériorité de la gastronomie marocaine face aux autres cuisines nord-africaines. « Elle est plus fine, plus travaillée, disons-le : elle est meilleure ! », tranche-t-il, évoquant son attachement viscéral pour les mélanges sucrés-salés et les riches tablées d’entrées à partager.

Formé auprès de grands chefs tricolores, ce passionné qui rêvait d’être Maïté durant son enfance savoure tout autant le répertoire classique français. L’homme estime d’ailleurs que l’assiette rassemble les peuples, rappelant que l’héritage conjoint des communautés juives, berbères et arabes a profondément façonné les recettes marocaines actuelles.

Sur Bladi.net : KFC France saute le pas : 24 restaurants deviennent 100 % Halal dès le 21 janvier !

Interrogé sur ses préférences ultimes, il désigne sans hésiter le couscous maternel au confit d’oignons comme sa véritable madeleine de Proust. À l’inverse, sa profonde aversion pour l’amertume le pousse à fuir catégoriquement les endives, qu’il juge beaucoup trop aqueuses, qu’elles soient servies crues ou bien cuites.