Trois ans de prison pour Fouad Mourtada !

- 00h39 - Maroc - Ecrit par : L.A

Un jeune ingénieur marocain qui s’était fait passer sur le site internet Facebook pour le prince Moulay Rachid, frère cadet du roi Mohammed VI, a été condamné vendredi à trois ans de prison ferme et 10.000 dirhams d’amende par un tribunal de Casablanca. Le procureur avait réclamé "un châtiment exemplaire pour utilisation de données informatiques falsifiées et usurpation d’identité princière".

La défense avait accusé la police de l’avoir contraint à signer le procès verbal d’interrogatoire et plaidé la relaxe. "Aux Etats-Unis, au Canada, en Europe de pareils faits ne font pas l’objet de procès. Sur Facebook vous trouvez des sites de Sarkozy, Bush ou Blair ainsi que de stars du sport ou du cinéma sans que l’on puisse certifier qu’ils soient vrais", a assuré Me Ali Ammar, avocat de l’accusé.

"Le prévenu n’a commis ni escroquerie, ni porté atteinte à quiconque. Preuve en est qu’il n’y a ni plaignant, ni partie civile à ce procès", a ajouté l’avocat.

Interrogé par le président du tribunal sur les raisons qui l’avaient poussé à créer un site au nom du prince Moulay Rachid, Fouad Mourtada a répondu : "Je l’admire, je l’aime bien et je ne lui ai causé aucun tort, c’était juste une plaisanterie. je suis innocent".

Agé de 27 ans, cet ingénieur informaticien, diplômé de la prestigieuse Ecole Mohammedia des Ingénieurs de Rabat, avait été arrêté le 5 février.

Source : AFP

• Site de soutien :
Free Fouad

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    Fouad Mouratada, le jeune ingénieur marocain condamné à trois ans de prison pour avoir "usurpé" l'identité de Moulay Rachid, frère cadet du roi Mohammed VI sur le site Facebook, a été libéré sur une grâce royale, a indiqué mercredi à l'AFP son avocat.

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    Une vie brisée. Peut-être à tout jamais. Trois ans de prison ferme et 10.000 dirhams pour un gag de mauvais goût. Fouad Mourtada n'a plus envie de rire. Et pourtant, tout lui souriait. Ce brillant informaticien de 27 ans pouvait espérer appartenir à l'élite. Mais voilà que la justice le jette à l'ombre. Pour quel crime ? Usurpation de l'identité du prince Moulay Rachid sur le site de réseau social Facebook. Une peine lourde par rapport aux faits reprochés.

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    Fouad Mourtada, condamné à trois ans de prison pour avoir « usurpé » l'identité de Son Altesse Royale Moulay Rachid, vient d'être gracié par SM le Roi Mohammed VI. La voix encore toute tremblante, il livre ses premières impressions.

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    Après un mois et demi d'emprisonnement, Fouad Mourtada, le faux prince de Facebook, a enfin été libéré sur grâce royale. Joint par TelQuel au lendemain de sa libération, le jeune ingénieur, pas encore remis de son séjour carcéral, livre ses premières impressions.

  • Affaire Mourtada, en rire ou en pleurer ?

    Fouad Mourtada a été condamné à trois ans de prison. Pourtant, au 17ème siècle, une vieille tradition marocaine, celle du “Sultan des tolbas”, faisait bien plus qu'emprunter le visage d'un prince. Le Maroc est fier de ses traditions. Il est tout aussi fier d'être entré dans la modernité. “Tradition et Modernité” : telle est la devise qui guide ses choix politiques, sociaux, religieux et culturels. Il veut ainsi montrer que ces deux termes, loin d'être incompatibles, sont pour lui complémentaires. Ambition légitime, certes, et dont le Maroc a bien raison de s'enorgueillir. Mais l'assume-t-il pleinement ? Un événement récent m'amène hélas à en douter.

  • L'affaire Mourtada divise

    Dimanche 2 mars, Rabat. Il est 9 heures du matin et l'Ecole mohammadia des ingénieurs (EMI) est désertée par ses gardiens habituels. Le temps d'un week-end, les militaires qui encadrent les élèves-ingénieurs ont en effet cédé la place à des “pèlerins” venus des quatre coins du royaume. Ce sont près de 750 ingénieurs qui se réunissent à l'appel de l'Union nationale des ingénieurs marocains (UNIM). Dans les allées verdoyantes de l'EMI, les participants à ce 6ème congrès national évoluent par petits groupes. Les plus désorientés suivent le parcours fléché, qui les guide vers la salle de conférences. Dans quelques instants, elle sera le théâtre d'un spectacle très attendu, pour lequel tout ce beau monde s'est déplacé : l'élection des dirigeants de l'UNIM.

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    Maroc Telecom, entreprise marocaine emblématique et principal FAI du Maroc, en voyant son nom associé à l'affaire Fouad Mourtada (le jeune homme incarcéré, torturé pour avoir créé un profil de prince sur Facebook) risque de ternir un peu plus son image et asseoir définitivement sa réputation de premier flic du pays.

  • Affaire Facebook, Fouad Mortada devant les juges

    Avis aux férus du « chat », des forums de discussion et du surf sur le net : évitez de prendre l'identité d'une personne de la famille royale comme pseudonyme. Sinon, vous risquez de vous retrouver en prison. Fouad Mortada l'a appris à ses dépens. Timide et très réservé, ce jeune ingénieur s'est rendu coupable- aux yeux des agents de la Brigade nationale de police judicaire-, « d'usurpation de l'identité du prince Moulay Rachid ».

  • Robert Ménard parle de la liberté de presse au Maroc

    Le secrétaire général de Reporters Sans Frontières, qui s'apprête à effectuer une nouvelle tournée au Maroc, revient sur la condamnation d'Al Massae, l'affaire Mourtada, etc. En toute franchise.