On lui propose de remplacer « Najat » par « Nadège » : elle deviendra ministre en France

- 00h00 - France - Ecrit par : L.A

« Nadège » à la place de « Najat » : pendant ses démarches pour obtenir la nationalité française, Najat Vallaud-Belkacem a reçu cette proposition inattendue. L’ancienne ministre, née au Maroc, raconte sur LCP pourquoi elle a décidé de conserver son prénom.

Le prénom tombe au détour d’un rendez-vous administratif : Nadège. Najat Vallaud-Belkacem, alors engagée dans des démarches pour devenir française, découvre qu’elle peut franciser son prénom. Un interlocuteur lui soumet cette possibilité. Elle raconte cet épisode dans « Quai n°8 » sur LCP, une émission diffusée le 23 octobre.

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« Mais pourquoi je changerais mon prénom ? », lui répond-elle. On lui explique que certaines personnes jugent leur parcours plus facile avec un prénom francisé. Elle préfère garder Najat. LCP a publié dimanche 25 octobre un article consacré à cette confidence, plusieurs décennies après les faits.

Cette possibilité correspond à une procédure administrative française : au moment de l’acquisition de la nationalité, chacun peut demander à remplacer son prénom par un prénom français. La démarche est facultative, comme l’indique le site officiel Service-Public.

Du Rif marocain au ministère de l’Éducation nationale

Née dans le Rif, Najat Vallaud-Belkacem arrive en France à cinq ans avec sa famille. Elle apprend le français à l’école, accompagnée notamment par sa sœur aînée Fatiha. À la maison, ses parents lui recommandent la discrétion. « Il fallait qu’on rase les murs », raconte-t-elle à Ali Rebeihi.

Quand elle reçoit le document officialisant sa nationalité, aucune cérémonie ne marque cette étape. Elle explique s’être sentie française depuis longtemps, en partageant les bancs de l’école avec les autres enfants.

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Plus tard, dans sa carrière politique, ses origines marocaines lui valent des attaques et des soupçons de « double allégeance ». Elle évoque la difficulté d’être ainsi renvoyée à ses origines malgré son engagement dans la vie publique française.

En août 2014, elle devient ministre de l’Éducation nationale. L’école dans laquelle elle avait appris le français enfant devient alors le domaine dont elle a la responsabilité au sein du gouvernement.