Québec : l’expulsion d’une Marocaine pour une pièce manquante crée l’émoi
La communauté d’affaires de Granby est sous le choc après l’annonce de l’expulsion de Kenza Ait El Ghari. Cette jeune Marocaine, employée appréciée de la Chambre de commerce, doit quitter le Canada ce jeudi en raison d’un imbroglio administratif, malgré une intégration réussie.
Responsable de la programmation événementielle à la Chambre de commerce et d’industrie de la Haute-Yamaska (CCIHY) depuis plus de deux ans, Kenza voit son parcours brisé par une rigidité bureaucratique extrême. Son dossier de résidence permanente a été rejeté pour une pièce manquante : elle avait fourni une copie traduite et notariée de son certificat de mariage, omettant d’y joindre l’original manuscrit en arabe. Cette erreur technique, combinée à une période d’inactivité forcée suite à la faillite de l’employeur de son mari, a conduit à son expulsion immédiate, relate la Voix de l’Est.
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Son départ forcé suscite une vague d’indignation. Jean-François Arsenault, président de la CCIHY, et la mairesse de Granby, Julie Bourdon, dénoncent un manque flagrant de « jugement » et d’« humanité » de la part des services d’immigration. Ils déplorent la perte d’une employée « compétente et enracinée », symbole d’une régionalisation réussie, soulignant l’impact économique de telles décisions sur les entreprises locales en 2026.
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Malgré l’épreuve, la jeune femme de 27 ans refuse de baisser les bras. Elle repart au Maroc avec l’intention de déposer une nouvelle demande de résidence permanente, espérant revenir au Québec d’ici sept mois pour retrouver son mari, qui reste au pays, et reprendre sa vie à Granby. « Je reviendrai la tête haute », a-t-elle promis.