Pays-Bas : la « racaille marocaine » fait exploser l’extrême droite
Les sept députés ayant récemment fait scission du Parti pour la Liberté (PVV) ont vivement critiqué mercredi une motion de leur ancien leader Geert Wilders. Le texte, qui appelait à l’expulsion de la « racaille marocaine », a été qualifié de « trompeur » et rejeté par la Chambre.
La rupture est consommée au sein de la droite radicale néerlandaise. Lors d’une explication de vote tendue, le nouveau « Groupe-Markuszower », formé par les dissidents du PVV, s’est opposé frontalement à une proposition portée par Geert Wilders et la députée Marjolein Faber.
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La motion controversée exigeait la déchéance de nationalité et l’expulsion immédiate de ce que le texte désignait comme la « racaille marocaine ». Une terminologie et une approche jugées « trompeuses et inutilement blessantes » par les anciens alliés de Wilders.
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Prenant la parole au nom du groupe dissident, la députée Annelotte Lammers a souligné que cette proposition s’éloignait drastiquement du programme électoral initial, qui limitait la déchéance de nationalité aux seuls binationaux condamnés pour des crimes graves. « Tous les Marocains résidant aux Pays-Bas ne sont pas de la racaille, et toute la racaille qui terrorise nos rues n’est pas marocaine », a-t-elle martelé à la tribune.