À Rabat, des salaires pour des fonctionnaires décédés

- 12h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Les conseillers de la Fédération de la Gauche démocratique (FGD) au Conseil de la Commune de Rabat ont des griefs contre l’ancienne mairie de la ville Asmaa Rhlalou. Celle-ci risque d’être visée par une enquête en raison du versement de salaires à des personnes décédées et à des fonctionnaires fictifs au sein de la capitale.

Des ennuis judiciaires en perspective pour Asmaa Rhlalou ? Les conseillers de la Fédération de la Gauche démocratique au Conseil de la Commune de Rabat ont demandé au ministère public d’ouvrir une enquête sur les faits liés au versement de salaires à des personnes décédées et à des fonctionnaires fictifs au sein de cette commune. À en les en croire, le taux de présence des employés de la commune ne dépasse pas 36 %, ce qui signifie que près des deux tiers des employés sont absents de leurs lieux de travail. Leur souhait, c’est que les deux anciens présidents de la commune, Mohamed Sadiki et Asmaa Rhlalou soient entendus.

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Depuis 2016, les conseillers de la Fédération de la Gauche démocratique (FGD) ont dénoncé la gestion des ressources humaines au sein de la commune, notamment le phénomène des fonctionnaires fantômes « qui s’est considérablement aggravé au cours des dernières années », sans être entendus. Le Conseil régional des Comptes a confirmé, avec preuves à l’appui « tout ce que nous évoquions, démontrant clairement l’état de laxisme et de mauvaise gestion des ressources humaines et matérielles de la commune », ont assuré les élus FGD. D’où l’importance selon eux de situer les responsabilités et de poursuivre tous les responsables de ce laxisme et de ce gaspillage des deniers publics, en particulier les deux anciens présidents de la commune, Mohamed Sadiki, qui a dirigé les affaires de la ville au nom du Parti de la Justice et du Développement, et Asmaa Rhlalou, qui a présidé la ville au nom du Rassemblement national des Indépendants (RNI).

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