Nouveau rebondissement dans l’affaire Inass, la « petite martyre de l’A10 »
Près de quarante ans après la découverte du corps de la fillette le long de l’autoroute A10, la justice a enfin fixé une date. Les parents d’Inass, d’origine marocaine, seront jugés du 9 au 27 novembre 2026 devant la cour d’assises du Loir-et-Cher, mettant un terme à une interminable attente procédurale.
L’épilogue judiciaire de l’une des plus vieilles affaires criminelles de France se tiendra finalement à Blois. Halima E., 71 ans, devra répondre d’actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner, tandis que son ex-mari, Ahmed T., sera jugé pour complicité. Les deux accusés, qui comparaîtront libres, ne seront toutefois pas inquiétés pour le recel de cadavre et les violences habituelles, ces faits étant désormais prescrits.
Sur Bladi.net : La France incapable de juger le meurtre d’Inass, la petite martyre de l’A10 ?
Ce procès intervient après des années de batailles juridiques et de pression des parties civiles. La commune de Suèvres, où le corps de l’enfant de 4 ans avait été découvert le 11 août 1987, avait récemment menacé d’attaquer l’État pour sa gestion des délais. Les associations de protection de l’enfance, telles que Mouv’Enfants et Enfance et Partage, avaient également multiplié les actions pour dénoncer l’urgence de juger des parents vieillissants, identifiés seulement en 2017 grâce à une avancée de l’ADN.
Sur Bladi.net : Martyre de l’A10 : les parents d’Inass jugés 40 ans après les faits
La tenue de l’audience à Blois a été confirmée par la Cour de cassation, rejetant la demande de dépaysement formulée par le parquet général d’Orléans qui invoquait un manque de moyens. La société pourra ainsi, selon les mots des militants, « rendre ce qu’elle doit » à Inass, dont le calvaire était resté anonyme pendant trois décennies.