Sahara : une experte de l’ONU s’en prend au Maroc

- 15h20 - Maroc - Ecrit par : S.A

Mary Lawlor, rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des défenseurs des droits humains, a appelé le Maroc à cesser de viser les militants et les journalistes qui défendent les questions de droits humains sur le dossier du Sahara.

« Non seulement les défenseurs des droits humains […] au Maroc et au Sahara occidental continuent d’être injustement emprisonnés et criminalisés pour leurs activités légitimes, mais ils sont également condamnés à des peines de prison disproportionnées et, pendant leur incarcération, ils sont soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi qu’à la torture », a affirmé Mary Lawlor. Celle qui ne s’est pas exprimée pas au nom de l’ONU jeudi dernier parlait des cas des militants Naâma Asfari et Khatri Dadda, détenus respectivement depuis 2010 et 2019 et qui purgent des peines de trente et vingt ans de prison, fait savoir l’AFP.

À lire : Sahara : l’armée marocaine tire sur des séparatistes

Selon l’experte indépendante mandatée par l’organisation, des défenseurs des droits humains travaillant sur ces questions au Sahara occidental ont été soumis à « des actes d’intimidation, de harcèlement, de menaces de mort, de criminalisation, de peines de prison, d’agressions physiques et sexuelles, de menaces de viol et de surveillance ». Pour étayer ses propos, elle a cité en exemple le cas de Sultana Khaya et sa famille, victimes d’«  agressions  » par des policiers, mi-mai à Laâyoune. Sultana et Luara Khaya sont membres de l’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine (Isacom), une organisation fondée en 2020 pour défendre le droit à l’autodétermination de la population sahraouie et qui œuvre pour la libération des prisonniers, précise le texte.

À lire : Sahara : le Maroc en mode reconquête

Cette déclaration de l’experte a suscité une vive réaction de la part Omar Zniber, ambassadeur du Maroc auprès des Nations unies à Genève. Dans une correspondance, il a fait part de sa « grande surprise et stupéfaction ». Aussi, a-t-il démenti « de façon catégorique les allégations » portées contre le Maroc. Une partie des défenseurs des droits humains travaillant sur les questions du Sahara « ont été condamnées par la justice marocaine pour des crimes graves, y compris l’assassinat de représentants des forces de l’ordre », a rappelé le diplomate marocain.

  • Le Maroc dénonce « la fixation pathologique » de l'Algérie

    L'ambassadeur du Maroc à Genève, Omar Zniber, a relevé, vendredi, à la 47ᵉ session du Conseil des droits de l'homme, « la fixation pathologique » de l'Algérie envers le Maroc qui pourtant « connait plus d'avancées en matière du respect des droits de l'homme ». Le chef de la délégation marocaine à cette rencontre internationale, a également démonté une à une, les allégations de l'Algérie sur la situation au Sahara.

  • Droits humains : l'AMDH dresse un tableau noir du Maroc

    Le bureau central de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) a réagi, une fois encore, à la régression des droits humains au royaume, appelant à la levée de l'état d'urgence, avec la nécessité de fixer un délai.

  • Nouvelle condamnation pour le journaliste Omar Radi

    Alors qu'il purge une peine de six ans dans une double affaire d'« espionnage » et de « viol », le journaliste Omar Radi a été condamné jeudi, à une nouvelle peine de trois mois de prison avec sursis par la justice marocaine.

  • Le gouvernement marocain très critiqué sur la question des droits de l'homme

    Le gouvernement d'El Othmani doit montrer son engagement sur la question des droits de l'homme, notamment en ce qui concerne les recommandations émises par les organes des Nations Unies, a fait part Amina Bouayach, présidente du CNDH.

  • À Paris, la militante saharaouie Sultana Khaya charge le Maroc

    Invitée à la 87è fête de l'Humanité qui s'est tenue les 9, 10 et 11 septembre à Paris, la militante pro-Polisario Sultana Khaya en a profité pour critiquer vivement le Maroc.

  • Sahara : « victoire » du Maroc au Parlement européen

    Le Parlement européen a été le théâtre d'une intense bataille diplomatique cette semaine autour du Sahara. L'enjeu : un rapport annuel sur les droits humains et la démocratie dans le monde.

  • Des « rafles » de migrants africains dénoncées à Laâyoune

    Les forces de l'ordre marocaines auraient arrêté et déplacé les migrants subsahariens présents à Laâyoune. Parmi eux se trouvaient des femmes enceintes et des enfants, arrivés le 7 mai dernier. Des voix s'élèvent pour dénoncer les violations des droits des migrants.

  • Sahara : la réponse sèche d'Omar Hilale à l'Algérie

    Le Maroc a réagi officiellement aux propos du nouveau ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, relatives au Sahara marocain, durant le débat général de la réunion ministérielle du Mouvement des Non-Alignés (MNA).

  • Le procès de l'historien Maâti Monjib à nouveau reporté

    L'historien marocain et défenseur des droits humains Maâti Monjib, poursuivi pour « fraude » et « atteinte à la sécurité de l'État », a annoncé jeudi, que son procès en appel a été renvoyé. L'affaire dans laquelle l'accusé n'a cessé de clamer son innocence, mobilise des ONG tant au Maroc qu'à l'étranger.

  • Sahara : un exploit diplomatique pour le Maroc sous l'administration Biden

    Le Maroc vient de réaliser un nouvel exploit diplomatique. La position des États-Unis sur leur reconnaissance de la marocanité du Sahara reste “inchangée”. Cette annonce a été faite par Ned Price, porte-parole du Département d'État.