Sahara : Sous la pression des États-Unis, l’Algérie acculée à accepter la solution marocaine

- 17h00 - Monde - Ecrit par : Jalil Laamoudi

Sous une intense pression américaine, Alger tente de justifier sa position de simple observateur dans le dossier du Sahara. Une posture de façade, alors que l’ONU privilégie ouvertement le plan d’autonomie marocain comme unique issue viable.

Dimanche, lors de la Journée de l’Afrique célébrée à Alger, le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf a prononcé un discours très diplomatique sur les négociations en cours entre le Maroc et le Front Polisario. S’il a affirmé espérer « sincèrement » une « solution juste, durable et définitive » au conflit, la réalité internationale contredit largement ses éléments de langage. Sur le terrain diplomatique, l’Organisation des Nations unies a d’ores et déjà acté que le plan d’autonomie marocain s’imposait comme la seule porte de sortie crédible.

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Loin de ces discours de principe, le voisin de l’Est se retrouve surtout dos au mur face à Washington. Les pourparlers directs, relancés au début de l’année sous le double pilotage de l’ONU et des États-Unis, avancent à marche forcée. L’administration américaine exerce une pression d’une telle intensité pour sceller un accord historique que l’Algérie est littéralement acculée à en accepter les termes. Contraint de s’y plier, Ahmed Attaf s’est d’ailleurs efforcé de saluer « favorablement » cette dynamique pour tenter de faire bonne figure.

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Dans cette impasse, Alger s’accroche à sa ligne historique pour ne pas perdre la face. Le chef de la diplomatie a martelé que son pays ne participait au processus politique qu’en tant qu’« observatrice » et nation voisine, au même titre que la Mauritanie. En clamant la « pertinence des revendications » algériennes formulées depuis cinq décennies, le ministre tente vainement de repousser la stratégie de Rabat qui cherche à démontrer son implication directe. Une ultime pirouette rhétorique avant l’inévitable.