Bâtiment : quelques signes d’essoufflement

- 20h00 - Maroc - Ecrit par : L.A

Les indicateurs du secteur du bâtiment restent à un niveau relativement élevé et rien ne laisse présager pour le moment une crise, quoique le spectre de la récession économique mondiale plane sur le secteur. D’ailleurs, le segment du logement « haut standing » commence déjà à en ressentir l’effet avec le ralentissement du rythme de l’absorption de l’offre et des ventes qui se font de plus en plus rares.

En outre, les investisseurs étrangers ont tendance à revoir leurs projets d’investissement, faute de liquidités (le recul, au troisième trimestre 2008, des investissements directs étrangers dans le secteur en est la preuve), et les ménages semblent différer leurs achats de logement en attendant d’éventuelles baisses des prix : c’est le phénomène d’attentisme qui s’installe.

Au quatrième trimestre de 2008, l’activité du secteur progresserait à un rythme relativement moins soutenu par rapport aux trimestres précédents. D’une part, l’activité dans le bâtiment se situerait en dessous de la tendance de moyen terme, comme l’attestent les dernières enquêtes de conjoncture. D’autre part, l’activité dans les travaux publics poursuivrait son ralentissement entamé depuis 2007, comme le confirme la baisse des carnets de commandes et la progression continue des capacités non utilisées depuis le début de l’année.

Des signes d’essoufflement ont également été notés au niveau des ventes de ciment, qui ont connu une décélération de leur rythme de progression (3,8% en glissement annuel au quatrième trimestre 2008, soit le taux le plus faible depuis le quatrième trimestre 2005), et des crédits immobiliers qui ont marqué une quasi-stagnation du rythme de la progression annuelle. Quant à l’indicateur synthétique de conjoncture du BTP, il indique un climat des affaires peu favorable pour la fin de l’année 2008.

Toutes ces considérations ont conduit à estimer une hausse de 8,8%, en glissement annuel, de la valeur ajoutée du secteur pour le quatrième trimestre 2008, tandis qu’une progression de 7,5% est estimée pour le premier trimestre 2009. Le secteur marquerait, ainsi, le taux le plus bas depuis le deuxième trimestre 2006, ce qui consoliderait du fait l’hypothèse du ralentissement de l’activité de la construction. Le secteur du bâtiment et des travaux publics avait connu une dynamique de croissance au cours des quatre dernières années.

Plusieurs facteurs avaient joué en faveur de la poursuite de cette tendance : le programme du logement social et du logement économique pour la classe moyenne, l’importance du déficit de logements, l’amélioration de la solvabilité des ménages à travers l’augmentation des salaires et la réduction de l’impôt sur le revenu, ainsi que les efforts entrepris par les pouvoirs publics en matière de développement des infrastructures de base et des infrastructures touristiques.

Néanmoins, au troisième trimestre 2008, la valeur ajoutée du secteur de la construction n’a progressé que de 9,4% en glissement annuel, marquant, ainsi, un léger retrait par rapport au trimestre précédent (10,6%). Ce léger ralentissement dans l’activité a été, également, relevé au niveau des ventes de ciment (6% en glissement annuel, contre 13,5% au deuxième trimestre) et des crédits immobiliers (7,2% en glissement trimestriel, contre 9,5% un an auparavant). Une décélération a été observée au niveau de l’indice de la production des minéraux de carrières (2,1% en variation annuelle, contre 7,6% au deuxième trimestre). L’investissement en constructions est demeuré soutenu, comme l’atteste la hausse de 46,8% des crédits immobiliers, à fin novembre. De même, l’investissement en travaux publics profite toujours de l’exécution des grands projets d’infrastructures de base.

Des logements à faible coût

Le Programme de logements à faible coût consiste en la réalisation de logement à Valeur Immobilière Totale (V.I.T) plafonnée à 140.000 DH, destiné aux ménages à faibles revenus. Ce nouveau type de logement dont la superficie couverte est comprise entre 50 et 60m² bénéficie d’exonération fiscale lorsque le promoteur concerné s’engage à réaliser dans un délai de 5 ans, 500 logements en milieu urbain ou 100 logements en milieu rural. Ce programme vise à diversifier l’offre en logements à faible V.I.T et élargir les possibilités d’accès à la propriété en faveur des ménages à faible revenu. Outre le développement d’une politique de prévention de l’habitat précaire, le but est d’améliorer les performances des actions de résorption de l’habitat insalubre et initier une politique d’habitat adaptée au milieu rural.

Source : Le Matin - Abdelali Boukhalef

  • La crise immobilière est bien là

    On a beau essayer de la dissimuler, la crise est bel et bien là. Plusieurs éléments confortent ce constat. En premier lieu, Bank Al-Maghrib a confirmé dans son dernier rapport sur la politique monétaire « une légère décélération de son rythme d'évolution ». Emanant de la plus haute autorité monétaire du pays, ces propos ne peuvent qu'être pris au sérieux.

  • Le Maroc tient tête à la crise

    Cahin-caha, le Maroc tient tête à la crise. C'est en substance ce qui ressort de la toute dernière note de conjoncture publiée par la direction des études et des prévisions financières (DEPF). Selon elle, les impacts de la crise internationale sur le pays « seraient modérés et même neutralisés ».

  • L'année 2008 s'achève sur une forte inflation de +3,9%

    On savait que 2008 allait être une année de hausse considérable des prix de nombreux produits de base. Les chiffres officiels du Haut commissariat au plan (HCP), arrêtés à fin décembre, viennent de le confirmer : sur l'ensemble de l'exercice, l'indice du coût de la vie (ICV) aura, en effet, progressé de 3,9%.

  • Conjoncture : La demande intérieure ralentit

    Après avoir longtemps soutenu l'activité économique nationale, la demande intérieure serait-elle à son tour en train de subir les contrecoups de la conjoncture ? Selon la toute dernière note du Haut commissariat au plan (HCP), la demande intérieure s'essoufflerait. « Sa croissance serait relativement moins importante que l'année précédente », indique la note.

  • Conjoncture : les premiers impacts de la crise

    Dans sa dernière note de conjoncture datée de février, Bank Al-Maghrib laisse entrevoir, pour la première fois depuis le début de la crise, les signes avant-coureurs de vulnérabilité de notre économie. En cause, les contre-performances économiques annoncées pour la zone euro, principal partenaire commercial du Maroc, qui, selon les experts de la BAM, devraient avoir un impact significatif sur notre économie en 2009 via les canaux traditionnels de transmissions : exportations, transferts des MRE, IDE ou encore le tourisme.

  • Croissance économique de 5,6% au troisième trimestre 2009

    Le Maroc a connu un croissance économique de 5,6% au troisième trimestre 2009 contre 5,7% en 2008.

  • 50.000 emplois déjà perdus dans le textile, 70.000 autres menacés

    C'était prévisible : la crise économique internationale ne pouvait pas manquer d'affecter l'économie marocaine, après avoir sévi là où elle est née, c'est-à-dire en Occident. Et l'on savait que les secteurs tournés à l'export étaient particulièrement exposés. Désormais, des éléments existent qui confortent les appréhensions formulées par les prévisionnistes, notamment.

  • 6,5% de croissance au deuxième trimestre 2008

    Selon les derniers chiffres publiés par le Haut Commissariat au Plan (HCP), le taux de croissance est passé de 7% au 1er trimestre 2008 à 6,7% au deuxième trimestre.

  • 5,4% de croissance au 3ème trimestre 2008

    Selon le dernier rapport du Haut commissariat au plan (HCP) le Maroc a connu une croissance économique de 5,4% au 3ème trimestre 2008 contre 2,5% sur la même période en 2007.

  • HCP : croissance de 6,6% au 1er trimestre 2009

    Le Maroc devrait connaitre une croissance de 6,6% au premier trimestre 2009 selon le Haut commissariat au Plan (HCP).