Sofyan Amrabat, l’irremplaçable
L’expérience tentée par Manuel Pellegrini face à Gérone a tourné court, mais elle a eu le mérite de clarifier la hiérarchie au milieu de terrain. En voulant ménager Sofyan Amrabat au coup d’envoi après la trêve internationale, l’entraîneur du Betis a involontairement souligné l’extrême dépendance de son équipe vis-à-vis de l’international marocain.
Le technicien chilien a dû revoir ses plans dès la mi-temps pour corriger le déséquilibre de son équipe face aux transitions adverses, explique AS.com. L’entrée en jeu d’Amrabat a immédiatement stabilisé le bloc andalou. En seulement 45 minutes, il s’est hissé au rang de deuxième meilleur récupérateur du match, une performance qui a éclipsé la concurrence interne incarnée par Johnny Cardoso ou Sergi Altimira. Sa capacité à couvrir de vastes zones permet aux talents créatifs comme Isco ou Lo Celso de s’exprimer pleinement, un rôle de « numéro cinq » que personne d’autre ne semble pouvoir assumer avec la même efficacité.
Un transfert définitif à l’étude avant le départ pour la CAN
Ce statut d’élément “irremplaçable” devient un casse-tête stratégique pour le club. Pellegrini, conscient que l’usure physique guette son joueur, doit gérer son temps de jeu tout en sachant que l’équipe est moins performante sans lui. L’équation se compliquera davantage avec la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, qui privera le Betis de sa tour de contrôle au milieu de terrain.
Convaincu par l’apport du joueur, le club verdiblanco regarde déjà au-delà de la saison actuelle. La direction prévoit d’entamer des négociations avec Fenerbahçe pour transformer le prêt d’Amrabat en transfert définitif, reproduisant une stratégie d’acquisition déjà éprouvée par le passé.