Stellantis suspend son usine en Afrique du Sud et mise sur son hub de Kénitra
L’industrie automobile sud-africaine traverse une zone de turbulences qui pousse les géants du secteur à revoir leur stratégie. Face à ces incertitudes, le Maroc s’impose de plus en plus comme la base industrielle de repli pour Stellantis et Volkswagen.
Stellantis vient de suspendre temporairement son projet d’usine dans la province du Cap-Oriental. Le constructeur, qui prévoyait initialement de démarrer l’assemblage d’un pick-up cette année, a décidé de réviser son modèle économique face à l’évolution rapide de ce segment et l’arrivée de nouveaux entrants.
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« Nous n’avons pas arrêté ni annulé l’usine », a précisé le directeur général Mike Whitfield, prévenant toutefois que le site « ne sera pas viable uniquement avec un pick-up ». Le groupe, qui étudie l’ajout de véhicules à énergie nouvelle, s’appuie en parallèle sur ses opérations d’assemblage déjà actives au Maroc et dans le reste de l’Afrique du Nord.
Le Maroc, alternative idéale pour la transition électrique
Ces hésitations stratégiques font écho aux difficultés structurelles rencontrées par Volkswagen. Le constructeur allemand constate un net essoufflement du modèle sud-africain, où la production plafonne péniblement à 610 000 véhicules par an, un volume critique insuffisant pour garantir la compétitivité des fournisseurs.
La situation est d’autant plus préoccupante que l’Europe absorbe 76 % des exportations sud-africaines de la marque. Or, le retard pris par les usines locales dans la transition vers la mobilité électrique expose l’entreprise à des risques financiers imminents, notamment de lourdes pénalités liées aux émissions de dioxyde de carbone.
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Dans ce paysage en pleine mutation, le royaume se distingue par sa stabilité énergétique et sa proximité avec le continent européen. Doté d’un écosystème robuste et prêt à intégrer les nouvelles chaînes de valeur électriques, le Maroc représente une opportunité majeure pour pérenniser les exportations de ces constructeurs mondiaux.