Tanger libère ses trottoirs et ça ne plait pas à tout le monde
Les opérations de libération de l’espace public se poursuivent au Maroc. Lundi, les autorités de Tanger ont procédé à la saisie des chaises, tables et enseignes des boutiques et restaurants installés anarchiquement sur les trottoirs de la ville.
L’opération a démarré à Boukhalef, sur la route de l’aéroport. Les autorités, en collaboration avec des éléments des forces auxiliaires et de la police, ont saisi des chaises, tables et enseignes publicitaires, lesquelles ont été envoyées au dépôt municipal, en application d’une décision de la préfecture de Tanger-Assilah.
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Cette opération n’est pas sans conséquences pour les propriétaires de ces boutiques. Cette situation affecte nos sources de revenus, ont-ils confié au média Rue20, soutenant avoir obtenu des autorisations légales pour s’installer sur ces espaces publics. Une affirmation rejetée par des sources municipales, soulignant que les licences sont provisoires et que certains restaurants, cafés et boutiques exploitent les trottoirs et même les espaces verts devant leurs magasins.
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L’opération est en revanche applaudie par certains résidents du quartier qui encouragent les autorités locales à aller jusqu’au bout, estimant que certains propriétaires de boutiques portaient atteinte à l’esthétique de la ville et entravaient la libre circulation des personnes.