Les taxes locales au Maroc : ce que paie une entreprise

- 18h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Lorsqu’une entreprise s’installe au Maroc, elle n’est pas uniquement soumise aux impôts classiques comme l’impôt sur les sociétés ou la TVA. Elle doit également s’acquitter de plusieurs taxes locales, souvent méconnues, mais qui font partie intégrante du paysage fiscal. Ces prélèvements varient selon l’activité, la localisation et la nature de l’établissement.

Parmi les plus importantes, la taxe professionnelle (anciennement patente) constitue une charge incontournable pour toute entreprise exerçant une activité au Maroc. Elle est due même en l’absence de bénéfices et concerne aussi bien les personnes physiques que morales. Calculée sur la base de la valeur locative des locaux professionnels, cette taxe est prélevée annuellement, avec une exonération de trois ans pour les nouvelles entreprises.

À lire : Vous vendez une maison au Maroc ? Cette taxe est obligatoire

Autre imposition locale : la taxe d’habitation. Elle concerne les locaux affectés à l’habitation, y compris ceux détenus par des entreprises. Si une société possède un logement utilisé, par exemple, pour loger un employé ou un dirigeant, elle est redevable de cette taxe. Celle-ci est déterminée en fonction de la valeur locative du bien, évaluée par l’administration fiscale, et elle s’applique au-delà d’un seuil de valeur défini par la loi.

À lire : Le fisc marocain fait la chasse aux terrains non bâtis

Enfin, il faut citer la taxe des services communaux, un impôt local destiné à financer les infrastructures et services publics des communes (voirie, éclairage, propreté, etc.). Elle est également calculée sur la base de la valeur locative des locaux et s’applique à tous les immeubles, qu’ils soient à usage professionnel ou d’habitation.

À lire : MRE et fiscalité : que change l’usage du bien immobilier ?

La gestion de ces taxes est confiée aux services fiscaux locaux, mais leur produit est affecté aux budgets des collectivités territoriales. C’est pourquoi leur montant et leur impact peuvent varier d’une ville à l’autre. Dans certains cas, des exonérations ou abattements sont prévus, notamment pour les investissements réalisés dans certaines zones ou dans des secteurs prioritaires.

Ainsi, toute entreprise opérant au Maroc doit intégrer ces charges dans ses prévisions financières. Même si elles sont parfois considérées comme secondaires, les taxes locales représentent une part non négligeable du coût d’exploitation, surtout dans les grandes agglomérations.

  • Taxe d'habitation : ce que les MRE peuvent déduire en 2025

    Les Marocains résidant à l'étranger peuvent bénéficier d'abattements sur la taxe d'habitation et les services communaux. À condition d'effectuer certaines démarches dans les délais, et que le logement remplisse les critères définis.

  • Cinq choses à ne pas oublier quand vous achetez un bien immobilier au Maroc

    Acheter un bien immobilier au Maroc est une étape importante pour de nombreux Marocains résidant à l'étranger (MRE). Mais au-delà du prix et de l'emplacement, certaines obligations fiscales et administratives sont souvent négligées. Voici cinq points essentiels à garder en tête.

  • MRE : ce que vous devez savoir sur vos impôts au Maroc

    Bon nombre de Marocains résidant à l'étranger (MRE), propriétaires d'une résidence principale ou secondaire au Maroc, méconnaissent leurs obligations fiscales. Ces biens immobiliers sont soumis à deux taxes majeures : la taxe d'habitation et la taxe de services communaux.

  • Taxe d'habitation au Maroc : ce qui va désormais changer

    Révolution dans la fiscalité territoriale au Maroc. Depuis le 12 juin 2025, la gestion de la taxe d'habitation (TH) et la taxe de services communaux (TSC), précédemment assurée par la Trésorerie générale du royaume (TGR), est transférée à la Direction générale des impôts (DGI).

  • Cinq avantages fiscaux que les MRE ignorent souvent

    La fiscalité marocaine prévoit plusieurs mesures favorables pour les Marocains résidant à l'étranger (MRE). Pourtant, beaucoup passent à côté de ces dispositifs qui permettent d'économiser des milliers de dirhams. Voici cinq avantages méconnus mais précieux.

  • Cinq avantages fiscaux méconnus pour les MRE

    Le système fiscal marocain prévoit plusieurs allègements pour les Marocains résidant à l'étranger (MRE). Pourtant, beaucoup ignorent certains dispositifs qui permettent d'alléger considérablement leurs impôts. Voici cinq avantages peu connus mais très utiles.

  • Cinq pièges fiscaux qui coûtent cher aux MRE

    Gérer un bien ou des revenus au Maroc depuis l'étranger n'est pas toujours simple. Beaucoup de Marocains résidant à l'étranger (MRE) commettent, sans le savoir, des erreurs fiscales qui leur coûtent cher. Voici cinq pièges à éviter absolument.

  • Taxe d'habitation : Le tribunal de Rabat annule 13 ans d'impôts pour un simple vice de procédure

    Le tribunal administratif de Rabat vient de créer un précédent redoutable pour les collectivités. En annulant les taxes d'un citoyen sur plus d'une décennie faute de commission d'évaluation, la justice rappelle que l'administration ne peut pas taxer sans respecter la loi à la lettre.

  • Vous vendez une maison au Maroc ? Cette taxe est obligatoire

    Céder un bien immobilier au Maroc ne vous exonère pas toujours d'impôt, même si vous n'en tirez aucun gain. Ainsi, un minimum d'imposition de 3 % du prix de vente est dû, quelle que soit la situation du vendeur.

  • Cinq démarches administratives à ne pas rater pour les MRE

    Posséder un bien au Maroc ou percevoir des revenus immobiliers implique de respecter plusieurs obligations fiscales et déclaratives. Pour les Marocains résidant à l'étranger (MRE), ces démarches sont parfois oubliées, entraînant pénalités et complications. Voici les cinq plus importantes à ne jamais négliger.