Le TGV marocain, un succès qui inspire d’autres projets ferroviaires

- 16h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Le Maroc s’impose comme le leader africain du secteur ferroviaire. En témoignent ses grandes ambitions consignées dans le Plan rail Maroc 2040 élaboré par l’Office national des chemins de fer (ONCF).

Dans un article publié le 1ᵉʳ août, Newsweek met en avant l’ambitieux Plan Rail Maroc 2040. Il s’agit d’un schéma directeur de moyen et long terme portant sur le développement à l’horizon 2040 du réseau ferré national qui vise à relier les grandes villes, à moderniser les services ferroviaires conventionnels et à favoriser le développement économique à travers le pays. La pierre angulaire du plan 2040 est l’extension de la ligne à grande vitesse Al Boraq, qui relie actuellement Tanger à Casablanca, rappelle le magazine américain, précisant que l’ouverture de cette ligne de 320 km en 2018 a permis de réduire le trajet passant de cinq heures en train classique à deux heures en TGV.

À lire :TGV Marrakech-Agadir par une entreprise chinoise ? l’ONCF réagit

Seul pays africain à posséder une ligne de trains à grande vitesse (TGV), le Maroc entend consolider et moderniser ses infrastructures ferroviaires, une ambition portée par le roi Mohammed VI afin d’accélérer le développement économique à travers le royaume et consolider les échanges avec le reste du continent, relève la publication, avant de rappeler le discours que le souverain a adressé dans ce sens à la nation à l’occasion du quarantième anniversaire de la Marche Verte en 2015. « Nous caressons également le rêve de construire une ligne ferroviaire de Tanger à Lagouira, pour relier le Maroc au reste de l’Afrique. Nous prions pour que Dieu nous aide à trouver les ressources financières qui nous manquent aujourd’hui en vue de parachever la ligne Marrakech-Lagouira », avait déclaré le roi Mohammed VI.

À lire :Maroc : le TGV à Marrakech avant 2029

L’ONCF prévoit la construction de 1 300 km de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse dans le cadre du plan Rail Maroc 2024. Ce plan vise également à établir 3 800 km de nouvelles lignes ferroviaires classiques pour relier 43 villes au lieu de 23 actuellement et assurer le transport de 87 pc de la population nationale au lieu de 51 pc actuellement tout en assurant la liaison de 12 ports (dont 6 actuellement) ainsi que 15 aéroports internationaux au lieu du seul aéroport Mohammed V actuellement. L’ONCF prévoit également d’étendre le TGV jusqu’à Marrakech d’ici 2030, en prévision de la Coupe du monde de football que le Maroc co-organisera avec le Portugal et l’Espagne.

À lire :400 milliards pour TGV et trains au Maroc : Un vaste chantier pour relier 43 villes

La ligne ferroviaire à grande vitesse devrait favoriser de nouvelles opportunités commerciales et faciliter le trafic des marchandises, consolidant la position du Maroc comme hub logistique entre l’Europe et l’Afrique, estime l’auteur de l’article.

  • Oujda sera relié par le TGV

    L'Office national des Chemins de Fer (ONCF) nourrit de grandes ambitions pour le transport ferroviaire. En témoigne son plan ferroviaire dévoilé par Mohamed Abdeljalil, ministre des Transports et de la Logistique.

  • L'ONCF lance la phase décisive pour le TGV Kénitra-Marrakech

    L'Office national des chemins de fer (ONCF) s'active pour la concrétisation rapide du projet de la Liaison à grande vitesse (LGV) entre Kénitra et Marrakech.

  • TGV Kénitra-Marrakech : l'ONCF cible Rabat

    L'Office national des chemins de fer (ONCF) donne un coup d'accélérateur au projet de la Liaison à grande vitesse (LGV) entre Kénitra et Marrakech.

  • Le train (et le TGV) arrivent à Tétouan

    L'Office national des Chemins de fer (ONCF) travaille pour la réussite du projet de raccordement de Tétouan aux réseaux ferroviaire et autoroutier. En témoigne la réponse de Mohamed Abdeljalil, ministre du Transport et de la Logistique, au Parlement.

  • Le Maroc se lance dans la fabrication de rames de trains

    L'Office national des chemins de fer (ONCF) a lancé un appel à manifestation d'intérêt auprès des constructeurs de matériel roulant ferroviaire. Objectif : construire une usine de fabrication de rames de train au Maroc.

  • Le TGV n'arrivera pas à Fès

    Le Maroc met les bouchées doubles pour moderniser son réseau ferroviaire. L'objectif affiché par l'Office national des chemins de fer (ONCF) est d'améliorer les liaisons entre les principales villes du royaume, mais sans céder à la tentation du « tout TGV ».

  • Un géant chinois pour le TGV marocain

    Le Maroc vient d'attribuer à la société chinoise Covec le contrat de modernisation de la ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech, d'une valeur de 1,3 milliard de dirhams. Le géant chinois du BTP avait déjà été retenu en 2016 pour réaliser des travaux de génie civil lors de la première phase de ce méga projet.

  • TGV : Marrakech bientôt connectée à l'Europe

    Lors de sa participation à la quatorzième édition du salon “InnoTrans” à Berlin en Allemagne, Mohamed Rabie Khlie, le directeur général de l'Office national des chemins de fer (ONCF), a présenté la stratégie du Maroc pour consolider sa position en tant que leader dans le secteur ferroviaire aux niveaux régional et continental.

  • Le TGV arrivera à Fès et passera par Meknès

    Le Maroc accélère le développement des trains à grande vitesse. Il compte lancer un appel d'offres pour sélectionner un bureau spécialisé afin d'étudier le projet de train à grande vitesse Fès-Rabat en passant par Meknès, l'autre ville devant accueillir les entraînements et les résidences des équipes participant à la Coupe du Monde 2030.

  • Le Maroc ambitionne de produire ses propres rames de train

    Le Maroc se met sur les rails de la production ferroviaire avec un projet ambitieux d'usine de fabrication de rames de train, a annoncé Abdessamad Kayouh, ministre du Transport et de la Logistique, devant la Chambre des représentants.