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Tourisme : les professionnels d’Asilah voient leurs rêves brisés

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1er août 2020 - 18h00 - Economie

Alors qu’ils s’accrochaient à l’espoir de sauver la saison touristique, après plusieurs mois d’inactivités dus à la pandémie du coronavirus, les professionnels du tourisme d’Assilah voient ce rêve brisé. Et pour cause, son récent déclassement décrété par les autorités sanitaires.

La haute saison touristique de la ville d’Assilah est définitivement finie, selon les professionnels du tourisme. Même ses belles plages qui accueillaient les touristes sont maintenues fermées à cause du classement dans la zone II, rapporte Aujourd’hui le Maroc. Pour la première fois, Asilah passe son début de saison estivale quasiment vide de ses visiteurs, notamment des touristes, des Marocains et des MRE. Même ses rues et quartiers, réputés comme les plus animés pendant la saison estivale, sa corniche, l’ancienne médina, avec ses nouvelles peintures murales n’attirent plus grand monde.

D’après le même quotidien, cette situation inquiète énormément les différents types de commerces qui se sont bien préparés pour la reprise de leurs activités. Selon le gérant d’un restaurant au centre-ville, l’optimisme qui les animait pour l’après-Aïd El Kébir comme ce fut le cas pour les deux dernières années n’est plus de mise.“Nous dépendons beaucoup de l’évolution de la situation épidémique de Tanger, puisque nous faisons partie de la même préfecture, classée dans la zone II, parmi les plus touchées par la pandémie. Alors que notre ville Asilah a été parmi les communes les moins touchées", ajoute-t-il.

À en croire les professionnels du tourisme et ceux d’autres activités, le maintien d’Asilah dans la zone II a compliqué leurs projets de sauver leur saison d’été, dont ils ont déjà raté une grande partie. Plusieurs professionnels espéraient travailler après l’Aïd avec l’ensemble de leurs personnels pour faire face à la demande de la clientèle. C’est le cas du directeur d’une unité hôtelière à Asilah, qui misait sur cette période pour rattraper les pertes subies pendant la période du confinement.

Si quelques cafés et restaurants de la corniche et de l’avenue Hassan II continuent d’accueillir leurs fidèles clients, d’autres ont été contraints à mettre la clé sous le paillasson en raison de la baisse des recettes qui ne couvrent plus les charges. Quant aux coiffeuses, traiteurs et couturiers traditionnels, ils ont été contraints à cesser leurs activités, faute de clients.

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