Le tourisme en Afrique du nord est en crise. Au Maroc, le nombre de réservation de touristes français est en baisse de 38%. L’Egypte et la Tunisie sont les pays de la région les plus touchés par cette baisse avec respectivement moins 68% et moins 61% de réservations. Les Français sont les plus réticents à passer leurs vacances dans les pays du "Printemps arabe" alors que les touristes britanniques eux, ont déjà repris la route du Maghreb pour les vacances d’été.
Le printemps arabe a rudement mis à l'épreuve l'exception marocaine. Le secteur du tourisme perd du terrain, encore plus depuis l'attentat terroriste du café Argana à Marrakech, où les nuitées dans les hôtels ont baissé de 23% en mai dernier.
Le tourisme national a réalisé de bonnes performances durant le mois d'avril dernier, preuve en est les 784.000 touristes qui ont visité le Maroc au cours de cette période, un nombre en hausse de 18% par rapport au mois d'avril 2010.
L'été pluvieux en Belgique a fait fuir les citoyens de ce pays à la dernière minute vers des destinations ensoleillées, faisant le bonheur des pays ayant souffert de retards de réservations en raison du "printemps arabe".
La Omra et la Turquie suivies de l'Espagne et de la Thaïlande sont les destinations prisées par les Marocains pendant l'été 2011, selon un professionnel marocain du tourisme.
Les effets des marches du 20 février dernier au Maroc se font fortement ressentir sur le secteur touristique. A Marrakech, les réservations auraient depuis reculé de 40%.
Le Maroc est la destination préférée des touristes français en 2011, avec 385.521 touristes dans le cadre de "voyages à forfait", contre seulement 370.982 pour la Tunisie.
L'attentat sur le café Argana de Marrakech, mais aussi la situation géopolitique dans la région, sont à l'origine d'une baisse non négligeable de l'arrivée de touristes français au Maroc. René-Marc Chikli, président du CETO, association des tour-opérateurs français, résume la situation dans un entretien aux Echos.
Mazagan Beach Resort, station balnéaire de luxe dans la région d'El Jadida, est en chute libre depuis le début du Printemps arabe. L'amalgame fait par les touristes entre Tunisie, Égypte et Maroc a coûté pas moins de 12.000 nuitées au complexe touristique.