un habitant sur huit seulement dispose d’une protection sociale

- 00h02 - Maroc - Ecrit par :

Dans certains pays comme le Maroc par exemple, seule une minorité de la population bénéficie d’une prise en charge sociale.
Pour Najia Rguibi, pharmacien d’officine à Casablanca, c’est un triste constat. " Seulement 15% de la population marocaine a une couverture sociale.

Tous les médicaments ne sont pas remboursés. En clair cela signifie que 85 % de la population est dénuée de toute couverture médicale et pharmaceutique. Le salaire moyen est de l’ordre de 180 € par mois. Voilà pourquoi les Marocains, pour une grande partie de leurs soins, font appel aux centres de Santé. " Des centres publics, financés par l’Etat.
Le Pr Ouafa Mkinsi, chef du service de Rhumatologie au Centre hospitalier universitaire de Casablanca, explique que dans ces centres " les personnes du quartier peuvent s’adresser pour recevoir des conseils de prévention, des informations sur les maladies infantiles, l’hygiène, les vaccinations... Mais il s’y déroule aussi une activité de soins. C’est-à-dire que vous avez un médecin sur place, qui peut orienter les patients vers un centre hospitalier un peu plus important. "

La population marocaine, faute de moyens et de remboursement, va d’abord consulter le pharmacien. Comme le souligne Najia Rguibi, ce dernier " est souvent amené à outrepasser le rôle pour lequel il a été formé. A prendre en charge des pathologies mineures. Ce n’est pas tout à fait normal. Très impliqué, il dialogue avec le public. Il donne des conseils. A ce titre c’est un formidable relais pour l’éducation, particulièrement au Maroc. "

  • Succès et écueils de la lutte contre le VIH au Maroc !

    Un des thèmes de la 30e édition du Club Santé était l'accès aux soins des personnes infectées par le VIH au Maroc . Alors que 5 % seulement de la population bénéficient d'une couverture sociale, la prise en charge des patients touchés par l'infection à VIH pose d'immenses difficultés, auxquelles la Fondation GSK s'efforce de répondre.

  • La mortalité maternelle, fléau des campagnes marocaines

    " La prise en charge maternelle et infantile est primordiale au Maroc, car le taux de mortalité des jeunes mères et des enfants est très élevé. Il y a incontestablement beaucoup à faire dans ce domaine là. " Pour le Pr Ouafa Mkinsi, chef du service de Rhumatologie au CHU de Casablanca, force est de constater que la mortalité maternelle et infantile est un réel problème au Maroc. Comme dans toute l'Afrique, d'ailleurs. Les chiffres parlent d'eux-mêmes ! Le taux de mortalité maternelle avoisine 228 décès pour 100 000 naissances. Chaque jour, sept Marocaines meurent en cours de grossesse ou en couches. C'est deux fois plus que dans certains pays arabes. Et 25 fois plus que dans les pays les plus riches.

  • Près de six millions de pauvres au Maroc

    La deuxième enquête sur la politique de population, dont nous publions une première lecture en exclusivité, consacre le recul de la tranche des moins de 15 ans de 0,7 % en 2001, par rapport à 2000. La population totale passe de 28,7 millions à 29,17 millions d'habitants. La pauvreté, elle, continue de creuser l'écart entre la ville et la campagne, plus affectée par le fléau.

  • MRE : bienvenue chez vous !

    Depuis 3 ans, la Fondation Hassan II multiplie ses efforts pour un meilleur accueil des ressortissants marocains résidant à l'étranger. Le responsable du site d'accueil d'Algésiras répond à nos questions. Interview.

  • Sida : Les avancées du Maroc

    Les cinquièmes assises de l'Association marocaine de lutte contre le sida se sont tenues au mois de juin, à Marrakech. Elles ont mis en avant un objectif essentiel : l'accès aux soins pour tous les malades.

  • Les Marocains Résidant à l'Etranger mécontents

    “Sommes-nous seulement une vache à lait qui doit se taire et se laisser traire ?”. La question a son importance pour les deux millions et demi de Marocains Résidant à l'Etranger. Ils en veulent aux gouvernements passés qui les ont exclus de la participation à la vie législative de leur pays. Ils en veulent au gouvernement actuel. Note de bladi.net : Le reporter a publié un mail envoyé par bladi.net

  • Youssoufi plaide pour l'amélioration de la qualité des services fournis aux ‎MRE

    Le Premier ministre, M. Abderrahim Youssoufi a appelé à ‎oeuvrer pour développer la performance des organismes chargé d'assister et ‎d'orienter les membres de la communauté marocaine résidante à l'étranger aussi ‎bien à leur arrivée au Maroc que dans les pays d'accueil.‎

  • Filles-mères : une injustice sociale

    20 ans et déjà marquée par les affres de la vie. Ne faisant confiance ni à son entourage ni aux autres, Nora s'est renfermée sur elle-même préférant couper le contact avec tous. Le teint terne et le regard vide, cette jeune fille a fortement été déçue par celui qui lui a promis, en échange de ses faveurs et de son amour, un foyer ainsi qu'une stabilité.

  • L'éducation sexuelle à la Marocaine !

    De la naissance à la pré-adolescence, l'enfant découvre son corps, subit des pulsions, bien souvent dans le silence le plus total ou, plus grave encore, dans l'interdit. À grand renfort de " h'chouma " et de tabous, l'éducation sexuelle marocaine déforme plus qu'autre chose le futur adulte. Constat en collaboration avec Soumaya Naamane Guessous, sociologue et écrivain.

  • Les Marocaines parmi les grandes utilisatrices de contraceptifs dans le monde

    Les femmes marocaines et algériennes sont les plus enclines à utiliser la pilule contraceptive en Afrique, tandis que les Allemandes détiennent le record au niveau mondial. C'est ce qui ressort d'un rapport élaboré par la Fondation allemande de la population mondiale.