Contre vents et marées, le Maroc renforce ses relations avec Israël

- 12h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Alors que de nombreux Marocains multiplient les appels à rompre les relations diplomatiques entre le Maroc et Israël après le déclenchement de la guerre entre l’État hébreu et le mouvement palestinien du Hamas, le bureau de liaison du royaume à Tel Aviv a annoncé le début de ses services consulaires.

« Dans le cadre de la réforme consulaire menée par le ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, le Bureau de liaison du Royaume du Maroc à Tel-Aviv informe tous les citoyens marocains résidant en Israël et les étrangers concernés par le dépôt d’une demande de visa d’entrée au Maroc, se fera travers le nouveau système de demandes de rendez-vous consulaires à distance : rdv.consulat.ma », peut-on lire dans un communiqué. Les services qui seront fournis sont : l’émission de la carte nationale d’identité, la délivrance de passeports, l’authentification des signatures et l’émission de visas.

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Cette annonce intervient dans un contexte marqué par les appels à la rupture des relations avec Israël. Depuis l’opération surprise et spectaculaire du Hamas le 7 octobre dernier et la riposte israélienne, des manifestations pro-palestinienne sont organisées dans plusieurs villes marocaines pour exiger du Maroc de rompre ses relations diplomatiques avec Tel Aviv. Une revendication exprimée par une pétition populaire ayant recueilli plus de 10 200 signatures. Mercredi, le bureau du chef du gouvernement a refusé de la recevoir.
« Nous avions précédemment soumis une demande de rendez-vous et on nous avait dit que nous pouvions revenir pour déposer la pétition. Cependant, lorsque nous sommes arrivés, nous avons rencontré de fortes forces de sécurité et des autorités locales qui nous empêchaient d’entrer », a déclaré à The New Arab Abdel-Kader Al-Aalami, membre du comité organisateur de la pétition.

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Plus tard dans la journée, Mustapha Baitas, porte-parole du gouvernement et vice-ministre chargé des relations parlementaires a apporté des clarifications. Il a affirmé que les pétitionnaires avaient suivi une mauvaise procédure. Par conséquent, l’entrée leur a été refusée pour soumettre la pétition. Le refus de la pétition n’émousse point l’ardeur du mouvement anti-normalisation. « Ce à quoi nous avons été confrontés mercredi révèle la relation de jumelage entre la normalisation et l’état de tyrannie et d’anarchie », indique-t-il dans un communiqué publié jeudi. Et d’ajouter : « Nous poursuivrons notre combat pour la défense de la constitution et de la loi contre l’état de misère et l’échec institutionnel manifesté par le gouvernement ».

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