A Zagora, un caïd accusé d’extorsion
Un exploitant de Zagora a saisi la justice et le ministère de l’Intérieur contre un caïd et son adjoint. Il les accuse de chantage financier et de destruction illégale de sa culture de pastèques le 16 janvier dernier.
Le différend, qui a éclaté dans la commune de Ternata, porte sur des allégations d’extorsion de fonds. Selon la plainte adressée au ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, l’agriculteur affirme avoir été sollicité pour le versement d’un pot-de-vin de 5 000 dirhams par hectare. Son refus, justifié par le respect des quotas de superficie imposés par les autorités provinciales, aurait déclenché une opération punitive.
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Le 16 janvier 2026, l’exploitation a fait l’objet d’une descente impliquant des forces auxiliaires, de la gendarmerie et deux bulldozers. Sur ordre du caïd, les engins auraient dévasté les champs de pastèques rouges, démoli des citernes d’eau et détruit les systèmes d’irrigation, y compris ceux destinés aux palmiers. Des installations sanitaires et du matériel de pompage ont également été ciblés ou emportés lors de l’intervention.
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Le propriétaire, qui se revendique ayant droit des terres collectives soutenu par un jugement judiciaire, a sollicité l’ouverture d’une enquête pénale auprès du procureur général du Roi près la cour d’appel de Ouarzazate. Il dénonce des « actes criminels graves » et des manœuvres d’intimidation visant à entraver une activité agricole qu’il exerce depuis plusieurs années dans cette région marquée par une régulation stricte de la culture de la pastèque.