Affaire de la clé USB : la femme de Salah Abdeslam en garde à vue, la DGSI s’exprime
Alors que la France s’apprête à commémorer les dix ans des attentats du 13 novembre, la directrice générale de la sécurité intérieure (DGSI), Céline Berthon, a fait le point sur la situation de l’unique survivant des commandos. Elle a affirmé ce lundi 10 novembre sur RTL que Salah Abdeslam « n’était pas mis en cause dans un projet d’attentat ».
Cette déclaration intervient alors que Salah Abdeslam est visé par une nouvelle enquête. Il a été brièvement placé en garde à vue mardi dernier dans le cadre d’une investigation ouverte en janvier 2025 pour la détention illicite d’une clé USB en prison. Si sa garde à vue a été levée, trois autres personnes, dont sa compagne, sont toujours interrogées dans ce dossier.
Un individu “radicalisé” mais pas de menace active
Interrogée sur le profil de la compagne d’Abdeslam, la cheffe de la DGSI a confirmé qu’elle faisait « l’objet d’investigations », ajoutant que « ce type de profil fait partie de nos cibles ».
Céline Berthon a toutefois tenu à distinguer la menace potentielle de l’individu de ses activités actuelles. Elle a rappelé qu’Abdeslam était une « figure très symbolique », mais a assuré qu’il « n’est pas mis en cause dans un projet d’attentat ». Elle a cependant précisé qu’il restait « un individu qui demeure radicalisé et convaincu de l’idéologie mortifère ».
Salah Abdeslam est actuellement incarcéré à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), où il purge une peine de perpétuité incompressible pour sa participation aux attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis. Dans le cadre des commémorations, Céline Berthon a indiqué qu’il n’y avait « pas de menace concrète identifiée pour le 13 novembre » prochain.