Avortement médicalisé : voici la proposition du CNDH

- 17h00 - Maroc - Ecrit par : I.L

Le Conseil national des Droits de l’homme (CNDH) se prépare à présenter cette semaine au Parlement et aux groupes parlementaires des deux Chambres un Mémorandum des amendements au sujet de l’avortement médicalisé. Ses propositions sur le projet de la loi relative au Code pénal peuvent être consultées sur son site.

Le CNDH, au sujet des articles allant de 449 à 452 concernant l’avortement, souhaite que la loi évite aux femmes “(et à un grand nombre d’adolescentes et de jeunes marocaines)” de faire face aux risques que représente l’avortement clandestin.

Le Conseil précise par ailleurs que la poursuite d’une grossesse indésirable pour des raisons de santé porte atteinte à la personne enceinte et représente “ainsi une transgression des droits de l’Homme”.

A cet effet, le Conseil a plaidé pour que la femme enceinte ait le droit de « mettre un terme à sa grossesse si cela met en danger sa santé psychique et sa sécurité sociale, à condition qu’elle ne dépasse pas 3 mois, sauf dans des cas exceptionnels que le médecin déterminera”.

La même institution plaide également pour que la femme dispose d’« un délai d’une semaine” pour prendre la décision définitive d’avorter ou de ne pas avorter, sur avis médical.

Le CNDH n’a pas manqué de rappeler au Gouvernement de « tenir ses engagements » ratifiés par la voie « des conventions en rapport avec les droits de l’Homme », au regard du contenu des recommandations adressées par deux comités des Nations Unies, à savoir le Comité des droits de l’Homme et celui des droits de l’enfant”.

Ce faisant, le Conseil répond au débat social suscité par la question de l’avortement, ayant mobilisé des hommes et des femmes dans des manifestations revendiquant la préservation des libertés individuelles.

  • Maroc : El Othmani dit non à l'avortement

    Face aux caciques de son parti, Saâd Eddine El Othmani, Président du Parti de la Justice et du développement (PJD), a réagi à la recommandation du Conseil national des Droits de l'homme (CNDH) portant sur le droit d'interruption des grossesses non désirées.

  • Maroc : le parlement refuse de se prononcer sur l'avortement

    Le débat parlementaire sur le droit à l'avortement de nouveau repoussé. Les groupes parlementaires refusent de participer au débat sur cette question et s'en remettent aux amendements de la Commission royale chargée de mener des consultations en ce sens .

  • Maroc : le Conseil des oulémas dit non à la légalisation de l'avortement

    Le débat sur la légalisation de l'avortement au Maroc atteint aujourd'hui le Conseil supérieur des oulémas. Toujours aussi conservateurs, ils réaffirment leur adhésion aux conclusions de la commission royale créée en 2015.

  • Maroc : vers une libéralisation partielle de l'avortement

    Le Maroc, à travers la commission de la justice et de la législation, fait un grand pas vers la reconnaissance, dans certains cas, de l'avortement. Ainsi, le projet de loi modifiant le code pénal permet l'avortement en cas de viol et d'inceste, de malformations du fœtus ou de troubles mentaux de la mère.

  • Maroc : voici les recommandations du CNDH

    Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) plaide pour l'accélération de la mise en œuvre du plan d'action national en matière de démocratie et des droits humains.

  • Voici les propositions du CNDH pour lutter contre la corruption

    Au cours de son allocution à la convention arabe de lutte contre la corruption, Amina Bouayach a fait des propositions pour une lutte efficace contre ce fléau. Pour la présidente du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), il faut un minimum de discipline et de stratégies pour venir à bout de la corruption.

  • Le débat sur l'avortement relancé au Maroc

    Une nouvelle proposition de loi sur l'avortement a été soumise il y a quelques jours au Parlement par le groupe du PPS. Elle entend non seulement réformer la loi sur l'avortement, mais également renforcer les droits à la santé et à l'intégrité physique des femmes.

  • Mustapha Iznasni n'est plus

    Le journaliste et militant des droits de l'Homme, Mustapha Iznasni, est décédé dimanche à Rabat à l'âge de 80 ans, a annoncé ce lundi le Conseil national des Droits de l'Homme (CNDH).

  • Détenus du Hirak : pas d'accord entre la DGAPR et le CNDH

    Il n'existe aucun accord établi entre la Délégation Générale à l'Administration Pénitentiaire et à la Réinsertion (DGAPR) et le Conseil National des Droits de l'homme en ce qui concerne les détenus du Hirak.

  • Discrimination des migrants par la CTM : le CNDH réagit

    La polémique suscitée par la note de service discriminatoire affichée par l'agence de la Compagnie de Transports au Maroc (CTM) de Rabat envers les migrants clandestins continue de choquer et de faire réagir. Dans un communiqué, le Conseil national des Droits de l'homme a exprimé sa préoccupation.