Belgique : acquittement prononcé pour les cliniques accusées du décès d’Imane Jellal

- 17h00 - Belgique - Ecrit par : G.A

En 2011, les Cliniques universitaires Saint-Luc (Woluwe), ont été mises en accusation pour homicide involontaire suite au décès de la jeune Imane Jellal âgée de 14 ans. 11 ans après les faits, la cour d’appel de Bruxelles prononce l’acquittement argumentant qu’« aucun manquement ni désorganisation » ne peuvent être reprochés aux cliniques.

En plus du centre molenbeekois, deux médecins ont été également acquittés. Dans la nuit du 7 au 8 juin 2011, les parents d’Imane, âgée de 14 ans, ont fait appel à un médecin pour l’ausculter parce que se plaignant de douleurs abdominales suivies de vomissements. Craignant que les symptômes présentés par la jeune fille ne soient le début d’une appendicite, il leur a recommandé de la conduire sans tarder aux urgences pédiatriques, rappelle La Dernière heure.

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Les parents se sont rendus à la pédiatrie des urgences de Saint-Luc, où ils ont été reçus par une jeune femme, encore en première année de médecine, qui a estimé qu’il n’y avait pas urgence et que la patiente pouvait retourner chez elle, suivre un traitement de Fortimel, de Motilium et de Dafalgan. Même le fait que la jeune fille ne pouvait se déplacer seule, était à mettre sous le coup du stress. Pour elle, Imane était stressée par ses examens et devrait se remettre rapidement après le traitement prescrit.

Rentrée chez elle, l’état de la jeune fille s’est aggravé avec une chute de tension, obligeant ses parents à faire venir à domicile un autre médecin qui selon les déclarations des parents, a délivré un certificat médical de trois jours. Une suite de mauvais diagnostics, un déplacement tardif vers les urgences auront eu raison de la petite Imane. Le 15 juin elle meurt « à la suite d’un choc septique sur péritonite sur appendicite perforée ».

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Se déclarant sensible et perturbée par « le sort tragique » de la jeune fille, et « la douleur des parents et de la famille » d’Imane, la Cour d’appel insiste sur le fait qu’« il ne peut être question d’effectuer un raisonnement a posteriori, au regard des informations recueillies par la suite, dans le courant de l’enquête ». Mais pour les parents, les Cliniques Saint-Luc ont fait preuve de légèreté sur toute la ligne. Ils ont mis en avant la mauvaise organisation du service pédiatrique et le manque de formation de l’assistante ayant reçu en premier lieu leur fille.

La cour d’appel répond, quant à elle, qu’au regard du dossier, l’assistante, en accord avec son superviseur, a fait ce qu’il fallait, et notamment « effectué l’ensemble des examens nécessaires et utiles ». Pour la cour, « aucun manquement ni désorganisation » ne peuvent être reprochés aux cliniques, encore moins aux médecins ayant ausculté Imane Jellal, qui si elle avait survécu serait aujourd’hui âgée de 26 ans.

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Visiblement déçus par le verdict qui intervient après onze douloureuses années d’attente, les parents renoncent et préfèrent œuvrer pour se reconstruire après cette énorme perte.

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