En Belgique, l’IPTV illégale séduit de plus en plus malgré la traque
Attirés par la gratuité, de plus en plus de Belges se tournent vers l’IPTV illégale pour consommer du contenu. Face à cette explosion, les autorités intensifient la traque des réseaux pirates et multiplient les blocages de sites frauduleux.
Le phénomène prend une ampleur inédite au détriment de la télédistribution classique. Au début de l’année 2025, près de 12,76 % des téléspectateurs utilisaient des services illicites pour visionner du sport ou des films, selon les données du SPF Économie relayées par DHnet. Face à ce manque à gagner, la riposte judiciaire s’organise. Le tribunal de l’entreprise francophone de Bruxelles a récemment ordonné le blocage de multiples plateformes pirates, à la suite d’une démarche coordonnée par des éditeurs de premier plan comme RTL Belgium et la RTBF.
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La répression s’intensifie progressivement sur le territoire, avec 955 sites fermés en deux ans par le service anti-piratage. Un bilan qui reste toutefois modeste face aux 40 000 domaines neutralisés en Italie sur la même période. L’Inspection économique mène l’offensive sur deux fronts : le démantèlement des petits commerces d’électronique revendeurs de matériel frauduleux, et la participation à des opérations transfrontalières d’envergure visant les têtes de réseaux. À titre de comparaison, la justice espagnole vient de frapper un grand coup mi-avril en condamnant le patron d’un vaste système à 23 mois de prison et 8,6 millions d’euros d’amende.
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Au-delà des sanctions pénales théoriques, qui peuvent atteindre cinq ans d’emprisonnement et 800 000 euros d’amende en Belgique, les consommateurs s’exposent à de graves risques informatiques. Bien qu’aucun particulier n’ait encore été sanctionné financièrement, les autorités alertent sur la dangerosité de ces pratiques. « En souscrivant à un abonnement IPTV illégal, on ouvre la porte de sa télévision et/ou de son ordinateur au milieu criminel », avertit l’administration. Ces réseaux n’hésitent d’ailleurs pas à utiliser des chevaux de Troie pour introduire des virus, piller des données personnelles ou extorquer des fonds.