Ce que gagne "Sidi Ali" par bouteille vendue

9 mai 2018 - 17h30 - Economie - Ecrit par : Bladi.net

Près de 20 jours après le lancement d’une campagne de boycott sans précédent qui concerne trois marques, dont l’eau Sidi Ali, la société des Eaux minérales d’Oulmès a décidé de publier son premier communiqué.

« Face à l’ampleur de ce mouvement, nous avons souhaité prendre le temps d’écouter et d’analyser, avec la mesure et le recul nécessaires, les attentes de nos concitoyens et en particulier des fidèles consommateurs de Sidi Ali, qui nous font confiance de génération en génération », écrit la société, ajoutant que cette « cette situation témoigne plus largement des difficultés rencontrées par les familles marocaines face à la cherté de la vie. La problématique du pouvoir d’achat est un sujet qui nous préoccupe au sein des Eaux Minérales d’Oulmès ».

La société affirme que le prix de l’eau n’a subi aucune augmentation depuis 2010 et ce sur l’intégralité des formats de Sidi Ali « malgré l’inflation régulière qu’a connue le Maroc et l’augmentation de l’ensemble de nos postes de coûts : matières premières, énergie, salaires, taxes ».

Les bouteilles de 1,5 litre sont en vente à partir de 5 dirhams en grande surface et 5,5 dirhams chez les détaillant, précise la société selon laquelle « ce tarif peut librement évoluer en fonction des points de vente, dans la mesure où la loi 06-99 sur la liberté des prix et de la concurrence permet aux points de vente de fixer eux-mêmes le prix de vente final ».

Elle explique également que la marge réalisée sur la bouteille de 1,5 litre est de 7% soit 40 centimes et assure que « l’eau exploitée n’est pas gratuite mais assujettie à des taxes d’exploitation très importantes. »

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Oulmès - Boycott - TVA

Ces articles devraient vous intéresser :

Maroc : nouvelles mesures fiscales en 2024

Au Maroc, de nouvelles mesures fiscales entrent en vigueur dès le début cette année 2024, a annoncé la Direction générale des impôts du royaume.

Netflix, Spotify... Le Maroc serre la vis

Selon la loi de finances 2024, les fournisseurs de services non-résidents au Maroc ont désormais l’obligation de s’enregistrer sur la plateforme dédiée et d’obtenir un identifiant fiscal.

Airbnb échappe au fisc marocain

Airbnb, la plateforme communautaire permettant de mettre en relation des voyageurs avec des entreprises hôtelières (hôtels, gîtes, chambres d’hôtes), des investisseurs en immobiliers locatifs para-hôteliers, échappe au fisc marocain.

Évasion fiscale au Maroc : Seuls 2% des contribuables paient 80% de la TVA

La plupart des contribuables marocains ne paient pas leurs impôts, générant un manque à gagner important, de l’ordre d’un milliard de dirhams, à l’État marocain.

Maroc : une taxe de 30% sur les « Iphone »

Les députés de la majorité parlementaire désapprouvent l’augmentation de 2,5 % à 30 % des droits de douane sur les smartphones importés, prévue dans le Projet de loi de finances (PLF) 2024. Certains plaident pour une taxe sur les téléphones de luxe,...

Maroc : vers la suppression de la TVA sur certains produits ?

Des députés de l’opposition parlementaire continuent d’appeler à l’exemption de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur tous les produits de base à forte consommation afin de soutenir le pouvoir d’achat des Marocains en cette période d’inflation.

Maroc : une baisse des taxes sur les médicaments prévue en 2023

Afin de permettre aux Marocains d’avoir accès aux services de santé, le gouvernement envisage de revoir la fiscalité sur les médicaments et produits de santé. Des mécanismes sont en cours d’élaboration pour réduire la TVA sur l’importation de ces...

Les Marocains paieront plus cher l’électricité

Les autorités marocaines ont décidé de relever les taux de TVA appliqués aux tarifs de l’électricité sur la période 2024-2026.

Maroc : une taxe fait exploser le prix des téléphones

La commission des Finances à la Chambre des conseillers a revu à la baisse le droit d’importation appliqué aux smartphones. Ce qui semble être une bonne nouvelle s’avère très désavantageux pour les distributeurs locaux et les consommateurs.

Immobilier au Maroc : des contraintes en série

Au Maroc, les professionnels de l’immobilier affichent peu d’optimisme quant à une reprise de leur secteur. Tant les problèmes s’accumulent pour un secteur qui ne s’est pas encore suffisamment remis de la crise sanitaire de Covid-19.