Cannabis : la production du "Kartika", un danger pour l’irrigation au Maroc

29 novembre 2020 - 18h30 - Maroc - Ecrit par : J.K

Les trafiquants de «  Kartika  » se procurent de vastes terres agricoles, installent sans autorisation des forages et surexploitent les rivières et les sources d’eau du Royaume. Face à l’ampleur de la situation, les ONG du nord du Maroc tirent la sonnette d’alarme.

Les trafiquants spécialisés dans la culture de cannabis, se mobilisent activement pour l’importation des plants de «  Kartika  ». Pas du tout perturbés par les dénonciations des associations militant pour la protection de l’environnement sur les graves conséquences de cette culture sur la richesse hydrique, ces réseaux de trafiquants ont déjà commencé à déblayer les vastes terres qu’ils louent dans les régions de Chefchaouen, Ouezzane et El Hoceima, pour la culture du nouveau type de cannabis, rapporte Al Akhbar.

La production du «  kartika  », importé de certains pays européens et plus rentable que les plantes classiques, a besoin d’une importante quantité d’eau, d’où l’installation anarchique et la surexploitation des rivières et des sources d’eau par les trafiquants. Aussi, le quotidien Al Akhbar fait-il observer que cet engouement vers sa production risque d’entraîner la guerre de l’eau à chaque saison d’irrigation.

À ce propos, les autorités compétentes se préparent à prendre des mesures contre l’exploitation clandestine des eaux des rivières et des sources, la réglementation du forage des puits et la répression de toute destruction du réseau électrique, ont indiqué certaines sources, soulignant que le gouvernement doit trouver une véritable solution aux secteurs informels dans le nord du Maroc. En plus, il faut attirer les investissements pour combler les retards accusés dans la réalisation des projets de barrages et l’exploitation clandestine des ressources hydriques, ont-elles martelé.

Sujets associés : Drogues - Eau - Agriculture - Barrages - Cannabis

Aller plus loin

Grosse prise de cannabis dans le nord du Maroc

Vendredi soir, les services sécuritaires de la ville de Ksar el-Kébir, ont mis en échec une tentative de trafic de 2 360 kilogrammes de résine de cannabis. Ils ont également...

Un important trafic de cannabis entre le Maroc et la France démantelé

Les gendarmes de la section de recherches de Clermont-Ferrand et de Grenoble ont démantelé un trafic international de stupéfiants entre le Maroc et la France, via...

Maroc : de la cocaïne saisie à bord d’un navire étranger

Une grande quantité de cocaïne a été saisie à bord d’un navire étranger arraisonné, ce samedi, au large de « cap Spartel », dans le nord du Maroc.

Les trafiquants de drogue se déchirent dans le Nord du Maroc

De violents affrontements entre deux groupes rivaux de trafiquants de drogue ont eu lieu, dans la nuit du 31 juillet au 1er août, à M’diq, près de Tétouan. La police a réussi à...

Ces articles devraient vous intéresser :

L’OCP s’empare de 50% de l’espagnol GlobalFeed

L’Office Chérifien des Phosphates (OCP) confirme avoir réussi l’acquisition de 50 % du capital de la firme espagnole GlobalFeed. Cette transaction a été réalisée en partenariat avec l’entreprise d’engrais Fertinagro Biotech, également basée en Espagne.

Maroc : les exportations d’huile d’olive ont augmenté de 47 % à fin août

Le volume des exportations marocaines d’huile d’olive a doublé par rapport à 2021, atteignant 13 200 tonnes en volume à fin août et 456 millions de dirhams en valeur, soit une hausse de 47 %.

La Banque mondiale alerte sur le risque de « stress hydrique » et de sécheresse au Maroc

Le Maroc est menacé par le « stress hydrique », des déficits pluviométriques réguliers et la sécheresse, a alerté la Banque mondiale qui souligne que ces facteurs auront « à long terme » un impact « grave » sur l’économie du royaume.

Des prières rogatoires dans toutes les mosquées marocaines ce mardi

Face à la rareté des pluies, le roi Mohammed VI a une nouvelle fois ordonné l’accomplissement de prières rogatoires dans toutes les mosquées marocaines.

Pufa, la "cocaïne des pauvres" qui déferle sur le Maroc

Pufa, la « cocaïne des pauvres » s’est installée progressivement dans toutes les régions du Maroc, menaçant la santé et la sécurité des jeunes. Le sujet est arrivé au Parlement.

Le Maroc envisage des coupures d’eau

Face au grave déficit hydrique provoqué par six années de sécheresse, le Maroc met en œuvre des mesures strictes, dont une rationalisation draconienne de l’utilisation de l’eau.

Les engrais du Maroc, à teneur élevée en cadmium, interdits dans l’UE

Les engrais phosphatés du Maroc et d’autres pays contenant plus de 60 milligrammes de cadmium par kilo ne sont plus autorisés sur le marché de l’Union européenne, selon une décision communautaire récemment entrée en vigueur.

Pénurie d’eau : le Maroc bénéficie d’un projet européen

Pour prévenir la pénurie d’eau en temps de sécheresse dans les pays du bassin méditerranéen, dont le Maroc, le projet « Elargissement inclusif des actions de restauration des agroécosystèmes méditerranéens » (REACT4MED) a été miss en place.

Maroc : la pastèque sacrifiée pour préserver l’eau ?

Des associations locales de la province d’Al Haouz ont sollicité Rachid Benchikhi, le gouverneur de la province, pour qu’il interdise la culture de pastèques et de melons.

Les Marocains vont-ils manquer de dattes pour le Ramadan ?

À quelques semaines du mois sacré de Ramadan, des doutes subsistent quant à la disponibilité des dattes en quantité suffisante et à des prix abordables.