Maroc : appels à interdire la culture de la pastèque

- 15h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Au Maroc, les défenseurs de l’environnement appellent à l’interdiction totale de la culture de la pastèque, très gourmande en eau.

« La culture de la pastèque consomme des quantités énormes d’eau, ce qui exerce une forte pression sur les ressources en eau dans le sud-est », explique un activiste dans le domaine de l’environnement, affirmant que s’appuyer sur les précipitations saisonnières ne suffit pas à justifier la poursuite de ce type d’agriculture. Selon lui, la réduction des surfaces cultivées n’est pas une solution suffisante. Pire, la sécheresse dont souffre la région est fortement liée à l’expansion de la culture de la pastèque au cours des dernières années, fait-il remarquer. Il appelle alors à l’interdiction totale de la culture de la pastèque afin d’assurer la durabilité de la nappe phréatique dans les régions touchées, telles que Tata, Zagora, Ouarzazate, Tinghir, Errachidia et Figuig.

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Les solutions partielles ne résoudront pas le problème à sa racine, renchérit un autre activiste environnemental de Zagora. Selon lui, il s’avère nécessaire de prendre une décision stratégique pour arrêter complètement la culture de la pastèque. Cette culture n’est plus seulement une activité économique, mais elle est devenue une menace existentielle pour la nappe phréatique, explique-t-il, mettant en garde contre une catastrophe écologique imminente si cette situation perdure.

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Certes l’interdiction de la culture de la pastèque est une étape nécessaire pour protéger l’équilibre écologique de la région, mais le problème va au-delà de la simple culture de la pastèque, car il est lié à une gestion globale des ressources en eau, estime un membre de l’association « Al Amana pour la protection de l’environnement ». D’où l’importance d’une intervention urgente du gouvernement pour instaurer des lois strictes afin de protéger les ressources en eau de l’épuisement.

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