Casablanca : changement pour les parkings
La ville de Casablanca prévoit de confier la gestion de ses parcmètres et parkings à une entreprise spécialisée. Objectif, améliorer la circulation urbaine.
« Nous ne sommes pas encore fixés sur l’alternative », affirme auprès de Médias24 Houcine Nasrollah, vice-président du conseil municipal, confirmant que la commune envisage de revoir complètement le mode de gestion des parkings, actuellement gérés par Casa Baia, la société de développement local. Le conseil étudie plusieurs options. « Un appel à manifestation d’intérêt ou encore un partenariat. Plusieurs versions sont actuellement sur la table. La commune y pense sérieusement, mais aucune décision n’a été prise pour l’instant », insiste-t-il.
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Le responsable explique que Casa Baia n’arrive pas à assumer ses responsabilités. « Elle est notamment en charge des 3D (désinsectisation, dératisation et désinfection) au niveau de la ville, mais aussi de la collecte des déchets pour 1,6 milliard de DH, du suivi de la décharge et bientôt du futur centre de valorisation des déchets, et des espaces verts. Dans son panier d’activités, le stationnement arrive en queue de liste », explique Houcine Nasrollah. Et de poursuivre : « Le stationnement n’est donc pas sa priorité. Ce n’est pas son métier, et c’est principalement pour cette raison qu’on envisage de passer à un autre mode de gestion. » Les autorités veulent confier ce secteur à une entreprise spécialisée.
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En plus des aires de stationnement, Casablanca a investi massivement dans des parkings souterrains. « Aujourd’hui à Casablanca, nous n’avons pas uniquement le stationnement en surface, mais aussi les parkings souterrains, qui ont coûté plusieurs millions de dirhams à la ville », souligne le vice-président, citant « le parking de la place Rachidi, celui de la Ligue arabe sur le boulevard Brahim Roudani, ou encore celui du Triangle des hôtels qui se trouve derrière l’hôtel Royal Mansour ». La ville prévoit la construction d’autres infrastructures à Aïn Diab sur une superficie de 6 ha » ou près du Complexe sportif Mohammed V. « Les parkings construits par la ville lui ont coûté près de 1,5 milliards de DH », précise l’élu.
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Une étude est en cours pour actualiser le plan de stationnement de la ville. « Nous disposons d’un plan initial, qui est caduc », déclare Houcine Nasrollah. Ce plan, adopté en 2017, doit être revu pour tenir compte des évolutions de la métropole. « Casablanca dispose d’un total d’environ 800 000 places. Le PDS de 2017 prévoyait 45 000 places de stationnement payantes, mais seules 8 000 existent à ce jour », souligne-t-il, avant de rassurer : « Cela ne veut pas dire que toutes les places de la ville deviendront payantes ». « Les détails de ce secteur seront donc revus, avec un nouveau zoning et une nouvelle tarification qui dissuaderont les gens de stationner en plein centre-ville pendant des heures ».
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Le vice-président du conseil municipal soutient que « l’objectif derrière cette vision n’est absolument pas pécuniaire. C’est plutôt pour améliorer et fluidifier le flux de circulation à l’intérieur de la ville ». Selon les données disponibles, « le stationnement à Casablanca rapporte à peine 3 millions de DH. Or, un seul horodateur coûte environ 200 000 DH, voire plus, et sa réparation pose souvent problème. L’objectif n’est donc pas du tout pécuniaire », indique-t-il. Et de conclure : « Nous n’allons pas récupérer cet argent avec un tarif de 2 DH/heure. Toutefois, si à côté nous réalisons un revenu, ce n’est pas méchant ».