Casablanca se rêve en Dubaï
Casablanca se métamorphose dans la perspective de la Coupe d’Afrique des nations 2025 et de la Coupe du monde 2030. La capitale économique du royaume se présente progressivement comme une « ville intelligente » à l’image de Dubaï.
Stades géants, trains à grande vitesse, centres commerciaux modernes… Casablanca connaît une transformation accélérée en prévision de la CAN Maroc 2025 et du Mondial 2030, au point d’être qualifiée de « mini-Dubaï » par le journal français Le Monde. La ville s’est débarrassée de ses bidonvilles, ainsi que des mendiants et sans-abris ou des vendeurs ambulants et charrettes qui ternissent l’image de la ville. Les habitants des bidonvilles ont été relogés vers les périphéries.
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Dans un article publié le 6 juillet, le média français développe qu’en termes d’infrastructures, la construction du Grand Stade Hassan II, d’une capacité de 115 000 spectateurs, évolue à un rythme soutenu. Le réseau autoroutier et ferroviaire se modernise avec l’extension de lignes à grande vitesse, sans oublier l’élargissement de l’aéroport, la réhabilitation du port, et l’aménagement des jardins, places et marchés.
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Cette « renaissance » urbaine se ressent partout dans la capitale économique du royaume qui est devenue un chantier à ciel ouvert. Plusieurs projets d’envergure sont en cours dans la ville : construction d’hôtels et de parkings souterrains, restauration de marchés anciens comme le marché populaire de Bab Marrakech, création de nouvelles avenues telles que « l’Avenue Royale » qui reliera la mosquée Hassan II au centre-ville, etc.
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Cette dynamique suscite toutefois une vive controverse. Certains estiment que ces changements significatifs visent à redorer l’image de Casablanca en tant que destination touristique internationale, mais ne contribuent pas à réduire les inégalités sociales ni à améliorer les conditions de vie des populations vulnérables et à faible revenu. « La ville est désormais traitée comme un beau décor extérieur qui dissimule en son sein une pauvreté rampante », ont déploré des responsables et élus locaux.