Ceuta et Melilla « marocaines » ? Le plan secret de l’entourage de Trump pour punir l’Espagne !
L’entourage de Donald Trump envisage de sanctionner Madrid après son refus d’ouvrir son espace aérien pour la guerre contre l’Iran. Parmi les mesures débattues, la remise en cause de la souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla au profit du Maroc.
Le refus du gouvernement espagnol de prêter ses bases et son espace aérien pour les opérations militaires contre l’Iran provoque la colère de Washington. Des figures influentes du Parti républicain prônent désormais des mesures de rétorsion directes. Si certains suggèrent le transfert des bases de Rota et Morón vers le Portugal, d’autres proposent d’utiliser le dossier sensible des enclaves de Ceuta et Melilla pour faire pression sur Madrid.
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La remise en cause de l’intégrité territoriale espagnole gagne du terrain au sein du Congrès américain. Mario Díaz-Balart, président d’un sous-comité à la Chambre des représentants, a affirmé que Ceuta et Melilla ne se situent pas géographiquement en Espagne mais « en territoire marocain ». Selon El Confidencial, cette ligne de pensée suggère que l’avenir de ces villes devrait être déterminé par des négociations entre alliés, plutôt que par le maintien du statu quo actuel.
Cette offensive diplomatique s’appuie sur le flou juridique entourant la protection de l’OTAN pour ces territoires. Des analystes soulignent que Ceuta, Melilla et les îles Canaries se trouvent dans une « zone grise » de l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord, où les garanties de défense collective sont moins explicites. Cette vulnérabilité pourrait être exploitée par Washington pour forcer une réorientation de la politique étrangère espagnole, en s’appuyant sur l’alliance sécuritaire croissante entre Israël et le Maroc.
Certains cercles conservateurs vont plus loin en qualifiant ouvertement les enclaves de « colonies ». Michael Rubin, ancien responsable du Pentagone, appelle le département d’État à considérer ces villes comme un « territoire marocain occupé ». Il suggère même de restreindre l’octroi de visas pour leurs résidents et d’inscrire l’Espagne sur la liste des États soutenant le terrorisme en raison de ses liens supposés avec Téhéran et le mouvement Hamas.
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Pour de nombreux observateurs, le risque pour Madrid est de se retrouver isolée sur son flanc sud. Alors que les intérêts stratégiques américains se déplacent vers Rabat, partenaire jugé plus fiable et signataire des accords d’Abraham, la sécurité des Canaries et des enclaves pourrait être compromise. L’augmentation massive du budget de la défense marocaine de 17,6 % en 2026 renforcerait, affirme-t-on, cette nouvelle réalité méditerranéenne.