« Ceuta et Melilla sont au Maroc » : la déclaration choc d’un responsable américain

- 10h00 - Espagne - Ecrit par : Jalil Laamoudi

Le député américain Mario Díaz-Balart a affirmé que Ceuta et Melilla appartiennent géographiquement au Maroc. Face aux tensions avec Madrid, Washington pourrait transférer ses bases militaires vers le royaume, un allié jugé plus fiable par l’administration Trump.

La rupture entre Washington et Madrid semble consommée. Le refus du gouvernement de Pedro Sánchez de laisser les États-Unis utiliser les bases de Rota et Morón pour la guerre contre l’Iran a provoqué la colère de l’administration Trump. Pour Mario Díaz-Balart, président du sous-comité de la Sécurité nationale, cette attitude « agressive » met en péril une alliance historique au profit de liens supposés avec des régimes autoritaires.

Sur Bladi.net : Menaces de Trump sur l’Espagne : Le Maroc en embuscade pour récupérer les infrastructures logistiques US

Dans un entretien accordé à El Español, l’élu républicain a directement remis en cause la souveraineté espagnole des enclaves. « Ceuta et Melilla ne sont pas sur le territoire géographique de l’Espagne, elles sont sur le territoire du Maroc », a martelé le parlementaire. Il estime que ces questions de souveraineté doivent être discutées et résolues entre « amis et alliés », saluant la solidité de la relation entre les États-Unis et Rabat.

Face au blocage de l’espace aérien espagnol, les États-Unis étudient désormais des options de repli. Le Maroc, dont la position géopolitique est jugée stratégique, apparaît comme la solution naturelle pour accueillir les bases américaines. L’administration Trump pourrait envisager de soutenir les revendications marocaines sur les deux villes en échange d’un partenariat militaire renforcé pour ses opérations au Moyen-Orient.

Sur Bladi.net : Le Maroc, « la plus grande menace » pour l’Espagne

L’influence de Díaz-Balart sur la politique étrangère et les budgets américains donne une résonance particulière à ses propos. Alors que le secrétaire d’État Marco Rubio qualifie la posture espagnole d’« inacceptable », Washington multiplie les gestes envers le royaume. Le congressiste prévient que chaque décision diplomatique aura des conséquences, soulignant que le président Trump n’est pas un homme « avec qui l’on joue ».

  • Menaces de Trump sur l'Espagne : Le Maroc en embuscade pour récupérer les infrastructures logistiques US

    Le refus de l'Espagne d'autoriser l'usage de ses bases pour des frappes contre l'Iran provoque une crise majeure avec Washington. Dans ce bras de fer, le Maroc s'impose comme une alternative crédible pour accueillir les infrastructures militaires américaines en Méditerranée.

  • Le Maroc, « la plus grande menace » pour l'Espagne

    L'ancien chef d'état-major de la Défense espagnole a publiquement désigné le Maroc comme la principale menace pour son pays. Le militaire a profité d'un entretien récent pour livrer une analyse stratégique sans filtre.

  • L'Espagne « déclassée » ? un journal dénonce la passivité de l'armée espagnole face au Maroc

    Drones israéliens, missiles américains et budget record : le Maroc mène une politique de défense ambitieuse. Ce plan global de réarmement bénéficie du soutien financier de l'Arabie saoudite et de l'expertise technique des États-Unis. Un nouveau statut militaire pour le Maroc qui interroge la passivité du gouvernement espagnol face à ces enjeux

  • Appel à mettre fin à « l'occupation espagnole » à Sebta et Melilla

    L'ancien conseiller du Pentagone Michael Rubin appelle Donald Trump à reconnaître formellement Ceuta et Melilla comme territoires marocains. Pour cet expert, une telle décision corrigerait une « erreur historique » et marquerait la fin de l'impérialisme espagnol en Afrique du Nord.

  • L'Espagne craint une « Marche verte » du Maroc sur Sebta et Melilla

    Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche inquiète l'Espagne qui redoute un soutien du président américain au Maroc qui ne cesse de revendiquer les enclaves de Sebta et Melilla, ainsi que des îles et rochers espagnols.

  • Bases militaires US en Espagne : l'option Maroc revient

    Les désaccords persistants entre l'administration Trump et le gouvernement de Pedro Sánchez pourraient avoir des répercussions stratégiques majeures. Alors que Washington pointe l'insuffisance des dépenses militaires espagnoles par rapport au PIB, l'hypothèse d'un déménagement des bases de Rota et Morón vers le Maroc refait surface, poussée par des voix influentes outre-Atlantique.

  • Gaz algérien vs alliance marocaine : le périlleux numéro d'équilibriste de l'Espagne

    En quête de sécurité énergétique, le gouvernement espagnol relance officiellement ses relations avec l'Algérie, son fournisseur historique de gaz naturel. Ce rapprochement diplomatique montre la position inconfortable de Madrid, forcée de jongler en permanence entre ses impératifs économiques à Alger et son alliance stratégique récemment consolidée avec Rabat.

  • L'Espagne intensifie sa surveillance à Sebta et Melilla, le Maroc en ligne de mire ?

    L'Espagne poursuit ses missions de présence, surveillance et dissuasion dans les zones stratégiques comme Ceuta et Melilla, revendiquées par le Maroc.

  • L'Espagne a-t-elle perdu la main face au Maroc ?

    La dernière Réunion de haut niveau entre Madrid et Rabat laisse un goût d'inachevé. Si quatorze accords ont été signés, l'essentiel des dossiers brûlants — souveraineté, eaux territoriales, douanes — a été soigneusement évité, illustrant un basculement géopolitique où l'Espagne semble désormais subir la loi d'un voisin marocain en pleine ascension stratégique.

  • En Espagne, le spectre d'un assaut marocain sur Sebta et Melilla

    Ces dernières années, le Maroc n'a cessé de revendiquer les villes autonomes de Ceuta et Melilla. Les deux enclaves espagnoles ont été au cœur des tensions entre les deux pays. L'Espagne craint de plus en plus une attaque armée du Maroc pour récupérer ces territoires.