Constitution : le Parti socialiste unifié veut une monarchie sans aucun pouvoir

- 19h00 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le Parti socialiste unifié (PSU) a réclamé dans un communiqué daté du 27 mars "une véritable monarchie parlementaire selon le modèle mondialement connu". Le parti n’hésite par ailleurs pas à pointer du doigt le statut religieux du Roi Mohammed VI

Pour le parti de Mohamed Moujahid, "toutes les institutions doivent être régies par la Constitution. On ne peut se référer à une qualité religieuse pour se considérer au-dessus de la Constitution, ou sous son couvert, prendre des décisions et mesures qui sortent du contrôle et de la critique". Le PSU devient donc le premier parti à critiquer ouvertement le statut de "Commandeur des croyants" de Mohammed VI.

Le PSU demande au Roi d’accepter un rôle purement symbolique comme cela se fait en Espagne, en Angleterre ou encore aux Pays-Bas, ce afin de rompre avec le "pouvoir traditionnel". Le Premier ministre deviendrait donc le vrai chef de l’État.

Ces déclarations marquent une réelle exception parmi les propositions de réforme de la constitution marocaine, présentées par les partis politiques depuis lundi devant la Commission consultative de la révision de la constitution marocaine. Ces consultations se poursuivront jusqu’au 5 avril prochain. La commission soumettra ensuite sa proposition de réforme de la constitution marocaine à Mohammed VI, qui sera ensuite votée par référendum.

  • Mohammed VI : moins de pouvoirs mais toujours commandeur des croyants

    Des consultations ont été entamées lundi par la Commission consultative de la révision de la constitution marocaine. L'Union socialiste des forces populaires (USFP), l'Istiqlal, le Mouvement populaire (MP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS), ont présenté leurs propositions de réformes. Fait marquant, tous veulent limiter les pouvoirs du Roi Mohammed VI mais en aucun cas son statut de Commandeur des croyants.

  • Réforme de la constitution : c'est parti

    Mohamed Moatassim, conseiller du Roi Mohammed VI en charge du suivi de la réforme de la constitution marocaine, a lancé lundi les premières consultations dans ce sens. Une trentaine de partis politiques reconnus ont répondu à l'appel. Seul le Parti socialiste unifié (PSU) était absent.

  • Le projet de réforme de la constitution est prêt

    La Commission chargée de la Révision de la Constitution termine aujourd'hui le projet de réforme de la constitution dans sa première version. Le Premier ministre y figurerait en tant que chef du gouvernement et aurait un pouvoir exécutif très élargi, selon les premières rumeurs.

  • La nouvelle constitution présentée au Roi Mohammed VI

    Abdellatif Mennouni, le président de la Commission Consultative de Révision de la Constitution (CCRC), a présenté vendredi au Roi Mohammed VI le projet de la nouvelle constitution.

  • Abbas El Fassi appelle à des élections anticipées

    Le Premier ministre Abbas El Fassi a appelé samedi à l'organisation d'élections anticipées, car le Maroc serait sur le point de changer la loi suprême du pays et qu'il n'est pas logique de continuer à fonctionner avec un appareil législatif issu d'une ancienne constitution.

  • Attac-Maroc boycotte les réflexions autour du projet de constitution

    L'ONG marocaine Attac-Maroc a refusé de participer aux réflexions engagées autour du projet de réforme de la constitution, mettant en cause la légitimité de la commission chargée de la révision de la constitution.

  • Mohamed Tozy, pour une révolution avec Mohammed VI

    Le projet de révision de la constitution annoncé par le Roi Mohammed VI le 9 mars dernier, est une nouvelle conception de l'autorité au Maroc, affirme le politologue marocain Mohamed Tozy, au mensuel français La Revue.

  • L'Istiqlal veut un remaniement ministériel

    Le parti au pouvoir serait sur le point de présenter un mémorandum au Roi Mohammed VI pour revendiquer un remaniement ministériel, indiquent des membres du Comité central de l'Istiqlal.

  • Réforme de la constitution : les MRE encore exclus !

    Même si le Roi Mohammed VI a appelé à associer les Marocains du monde dans la chose politique nationale, lors d'un discours prononcé en 2005, les MRE semblent être ignorés par la dynamique vécue par le Royaume ces derniers mois.

  • Les partis politiques à l'heure amazighe

    La question de la langue amazighe n'est plus l'apanage des seules associations qui en avaient fait leur crédo des années durant. Depuis que le Roi Mohammed VI a promis le 9 mars dernier de consacrer l'amazighe langue nationale, le débat sur l'amazighité semble se politiser.