Mohammed VI : moins de pouvoirs mais toujours commandeur des croyants

- 23h09 - Maroc - Ecrit par : L.A

Des consultations ont été entamées lundi par la Commission consultative de la révision de la constitution marocaine. L’Union socialiste des forces populaires (USFP), l’Istiqlal, le Mouvement populaire (MP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS), ont présenté leurs propositions de réformes. Fait marquant, tous veulent limiter les pouvoirs du Roi Mohammed VI mais en aucun cas son statut de Commandeur des croyants.

Parti du progrès et du socialisme (PPS)

• Une monarchie parlementaire dans laquelle le roi conserve des prérogatives relatives à son rôle de commandeur des croyants, de chef de l’État, de garant de l’unité et de l’indépendance nationale

Union socialiste des forces populaires (USFP)

• Le roi, sur proposition du Premier ministre, nomme les walis et les gouverneurs, les ambassadeurs, les secrétaires généraux des offices
• Le statut religieux du roi, en tant que commandeur des croyants, doit être maintenu
• Le parlement doit détenir le pouvoir de l’amnistie et la protection des droits de l’homme
• Le Premier ministre trace et conduit la politique générale de l’État et contrôle également la gouvernance sécuritaire et le domaine de la communication

Istiqlal

• L’extension du domaine de la législation relative à la constitutionnalisation de l’institution du Conseil de Gouvernement, la définition et la clarification de ses prérogatives - La constitutionnalisation de certains appareils de médiation
• L’activation du Plan de développement économique et social sur une base souple, ainsi que les questions de la femme, la famille et l’enfance.

Mouvement populaire

• La constitutionnalisation de la langue amazighe
• La séparation des pouvoirs
• L’indépendance de la justice et celle du conseil supérieur de la magistrature

La Commission consultative de révision de la Constitution, annoncée le 9 mars dernier par le Roi Mohammed VI, poursuivra ses consultations jusqu’au 5 avril prochain. La commission soumettra ensuite sa proposition de réforme de la constitution marocaine à Mohammed VI, pour la soumettre ensuite à un référendum populaire.

  • Constitution : le Parti socialiste unifié veut une monarchie sans aucun pouvoir

    Le Parti socialiste unifié (PSU) a réclamé dans un communiqué daté du 27 mars "une véritable monarchie parlementaire selon le modèle mondialement connu". Le parti n'hésite par ailleurs pas à pointer du doigt le statut religieux du Roi Mohammed VI

  • La nouvelle constitution présentée au Roi Mohammed VI

    Abdellatif Mennouni, le président de la Commission Consultative de Révision de la Constitution (CCRC), a présenté vendredi au Roi Mohammed VI le projet de la nouvelle constitution.

  • Nouvelle constitution : les grandes lignes

    Le Roi reste Commandeur des croyants. Il pourra promulguer des dahirs, mais exclusivement dans le domaine religieux. L'article 19 n'existerait plus. L'amazigh est érigé en langue officielle, le poste de premier ministre cède la place à celui de président du gouvernement, le renforcement du pouvoir du parlement et la création d'un Conseil national de la sécurité. C'est en parti le contenu du projet de la nouvelle constitution.

  • Le Roi Mohammed VI lance une profonde réforme constitutionnelle

    Le Roi Mohammed VI a affirmé dans son discours prononcé mercredi, sa volonté d'entreprendre une réforme constitutionnelle globale et annonce à cette occasion la création d'une commission pour la révision de la constitution, qui sera dirigée par Abdeltif Mennouni.

  • Réforme de la constitution : c'est parti

    Mohamed Moatassim, conseiller du Roi Mohammed VI en charge du suivi de la réforme de la constitution marocaine, a lancé lundi les premières consultations dans ce sens. Une trentaine de partis politiques reconnus ont répondu à l'appel. Seul le Parti socialiste unifié (PSU) était absent.

  • Composition de la Commission consultative de révision de la Constitution

    La Commission consultative de révision de la Constitution, annoncée jeudi par le Roi Mohammed VI dans un discours à la nation, se compose de dix-huit membres.

  • L'Istiqlal veut un remaniement ministériel

    Le parti au pouvoir serait sur le point de présenter un mémorandum au Roi Mohammed VI pour revendiquer un remaniement ministériel, indiquent des membres du Comité central de l'Istiqlal.

  • Le Roi Mohammed VI limite ses pouvoirs

    La nouvelle constitution garantit la séparation, l'indépendance et l'équilibre des pouvoirs et la liberté et le respect de la dignité du citoyen, a expliqué le Roi Mohammed VI dans un discours prononcé vendredi soir, annonçant par la même occasion qu'il votera "Oui" lors du référendum populaire prévu le 1er juillet prochain.

  • Les partis politiques à l'heure amazighe

    La question de la langue amazighe n'est plus l'apanage des seules associations qui en avaient fait leur crédo des années durant. Depuis que le Roi Mohammed VI a promis le 9 mars dernier de consacrer l'amazighe langue nationale, le débat sur l'amazighité semble se politiser.

  • Le projet de réforme de la constitution est prêt

    La Commission chargée de la Révision de la Constitution termine aujourd'hui le projet de réforme de la constitution dans sa première version. Le Premier ministre y figurerait en tant que chef du gouvernement et aurait un pouvoir exécutif très élargi, selon les premières rumeurs.