Contrebande, fraude, drogue : l’État marocain veut récupérer ses millions

- 19h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Les services de recouvrement de l’Administration générale des douanes et impôts indirects sont déterminés à récupérer le maximum de dettes disponibles au profit du Trésor du royaume avant la fin de l’année.

Réduire la facture du « reste à recouvrer » et récupérer des dizaines de millions de dirhams dus par des contrevenants, dans le cadre de dossiers de grande envergure liés à la contrebande, comprenant la fraude douanière, le trafic de drogues et de marchandises interdites. Tels sont les objectifs visés par les nouvelles opérations de recouvrement que mènent actuellement les services de recouvrement de l’Administration générale des douanes. Ces montants n’ont pas pu être intégralement récupérés par les douanes depuis des années, en raison de l’insolvabilité d’un grand nombre de ces contrevenants et de l’impossibilité d’identifier des biens matériels (biens immobiliers, mobiliers ou actifs) sur lesquels procéder à des saisies et ventes aux enchères, précisent des sources bien informées à Hespress.

À lire :Maroc : la douane marocaine détecte une grosse fraude

Selon les mêmes sources, les services de recouvrement douanier ont intensifié les opérations de saisie sur des biens immobiliers et mobiliers appartenant à des contrevenants, dans le cadre de dossiers de recouvrement au profit du Trésor pour infractions douanières et pénales dans lesquels l’administration des douanes s’est constituée partie civile. Ils ont avant tout eu recours aux canaux d’échange de données avec les administrations partenaires, notamment la Direction générale des impôts, l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie, ainsi que les centres d’immatriculation relevant de l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA).

À lire :Une fraude à l’importation d’ampleur dévoilée par les douanes marocaines

Les efforts de recouvrement ont également ciblé les montants les plus importants, restés durant des années de simples chiffres suspendus dans les bases de données, dans le cadre d’un changement stratégique opérationnel du recouvrement qui conjugue réalisme juridique et efficacité économique. L’administration des douanes a ainsi cherché à exploiter cette orientation pour transformer des dettes fictives en recettes réelles au profit du Trésor de l’État.

Ces opérations portent déjà leurs fruits : déjà une réduction de la valeur du « reste à recouvrer » dans les états comptables de l’administration des douanes. Les services de recouvrement de l’Administration générale des douanes ont également empêché que des dettes importantes ne basculent dans la catégorie des « irrécouvrables ».

  • Une bonne moisson pour le fisc marocain

    Les services de contrôle et de recouvrement relevant de la Direction générale des impôts (DGI) mènent une vaste opération de contrôle ciblant de milliers d'entreprises et leurs gérants ayant opéré des retraits d'argent douteux. L'opération rapporte gros l'Etat.

  • Maroc : l'Office des changes détecte une fraude massive

    Les services de l'Administration des douanes et impôts indirects (ADII), en coordination avec ceux de l'Office des changes, ont détecté les transferts illégaux à l'étranger d'importantes sommes d'argent estimées à 750 millions de dirhams, effectués par un réseau composé de dizaines d'entreprises sur une période de trois ans.

  • Maroc : les inspecteurs traquent les sociétés fantômes

    Les agents de contrôle et de recouvrement relevant des directions régionales des impôts dans les régions de Casablanca-Settat, Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et Marrakech-Safi en coordination avec les services centraux du ministère de l'Intérieur, mènent des campagnes de vérification sur le terrain pour traquer des entreprises « fantômes » (Sociétés fantômes). Celles-ci ont disparu, depuis des années, des radars de l'administration fiscale, après avoir changé de siège sans préavis et cessé de déposer leurs déclarations fiscales dans les délais légaux.

  • Maroc : du nouveau pour le paiement de certains impôts

    La Direction générale des impôts (DGI) est désormais en charge de la gestion de la taxe d'habitation (TH) et de la taxe de services communaux (TSC). Cette modification structurelle dans l'administration fiscale locale a été officialisée et est effective depuis le 12 juin 2025. Elle instaure la DGI comme l'interlocuteur unique des contribuables pour ces deux impôts.

  • Le fisc marocain traque certaines entreprises

    Des opérations de vérification visant des entreprises soupçonnées de se soustraire au paiement d'arriérés fiscaux de plusieurs milliards de dirhams sont dans le viseur des services de contrôle relevant de la Direction générale des impôts (DGI). Déjà deux sociétés épinglées.

  • Fraude douanière : la Douane réclame 3 milliards de dirhams aux importateurs de Chine et de Turquie

    C'est le branle-bas de combat à l'Administration des Douanes. Une vaste opération de contrôle cible les importateurs de marchandises turques et chinoises, accusés de sous-facturation massive. L'État espère récupérer près de 3 milliards de dirhams de droits et taxes éludés.

  • Le Maroc détecte un vaste système de fraude

    Les services de contrôle de l'Office des changes, en collaboration avec l'Administration des douanes et impôts indirects, enquête sur des transactions commerciales suspectes visant des sociétés marocaines et étrangères basées dans le royaume.

  • Le fisc marocain traque les entreprises frauduleuses

    Les inspecteurs et les contrôleurs de la direction générale des impôts (DGI) mènent une lutte implacable contre les entreprises, commerçants, intermédiaires et comptables, qui réalisent des transactions frauduleuses sur la base de fausses factures et de factures fictives. Un réseau criminel a été démantelé à Fès par les éléments de la police judiciaire et des services de renseignement.

  • Maroc : hausse des taxes pour les propriétaires de terrains

    Mauvaise nouvelle pour les propriétaires de terrains non bâtis. Le ministère de l'Intérieur prévoit une augmentation de la taxe sur ces terrains.

  • Douanes marocaines : vaste fraude à l'importation

    La brigade nationale des douanes examine en détail les documents relatifs à des opérations d'importation jugées suspectes, menées par des entreprises bénéficiant du régime du « carnet d'admission temporaire », via les ports de Casablanca, Tanger Med et Agadir. Ces opérations s'inscrivent dans le cadre d'une enquête approfondie.