Sucre : Cosumar a t-elle influencé le Gouvernement ?

11 mars 2011 - 15h30 - Economie - Ecrit par : J.L

La décision du gouvernement d’interdire l’exportation du sucre aurait été influencée par la société marocaine Cosumar et non des suites d’une politique volontariste du gouvernement, affirme le quotidien Attajdid (proche du PJD).

La société qui appartient à la holding SNI, aurait poussé le gouvernement à adopter cette décision, qui ne viserait pas selon les informations obtenues par le journal , à subventionner le prix du sucre localement, mais à protéger le principal industriel du sucre au Maroc.

Selon la même source, des statistiques reprises sur le document de la prise de décision gouvernementale, laissent voir que l’État intervient en faveur de cette société pour payer la différence entre le prix subventionné et le prix réel du sucre, en déboursant pas moins de 2 milliards de dirhams par an. En 2010, 2,5 milliards de dirhams auraient ainsi été prélevées de la Caisse de compensation en faveur de Cosumar.

Le gouvernent Abbas El Fassi a adopté il y a peu deux mesures autour du sucre. La première vise à soumettre l’exportation du sucre à des autorisations préalables et la deuxième oblige les exportateurs à rembourser les montants de la subvention accordée au sucre, à la Caisse de compensation.

Pour rappel, le Maroc dispose aujourd’hui d’une réserve de 100.000 tonnes de sucre, soit l’équivalent d’à peine un mois de consommation.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Exportations - Caisse de compensation - Société nationale d’investissement - Cosumar

Ces articles devraient vous intéresser :

Total annonce un projet à 10,69 milliards de dollars au Maroc

Le PDG de Total Energies, Patrick Pouyanné, a fait part lors de l’Assemblée générale mixte des actionnaires du jeudi 26 mai 2023, d’un projet ambitieux d’énergie renouvelable au Maroc.

Tomate : le Maroc dépasse l’Espagne en Europe

Pour la première fois, le Maroc se hisse au rang de premier fournisseur de tomates sur le marché européen, devançant ainsi l’Espagne. Un pur hasard ? non, le Maroc prend peu à peu la place de premier fournisseur pour l’Europe.

Le marché britannique souffre de la pénurie de tomates marocaines

La baisse des exportations de tomates marocaines affecte le marché de légumes au Royaume-Uni. De nombreux Britanniques déplorent la situation sur les réseaux sociaux.

Le Maroc peut-il résoudre la crise énergétique de l’Europe ?

Le Maroc ambitionne de produire 52 % de son énergie à partir de sources renouvelables d’ici à 2030 pour en exporter une grande partie vers l’Europe par le biais de câbles sous-marins. Va-t-il prioriser l’exportation au détriment de la satisfaction de...

Maroc : les prix des fruits et légumes atteignent des sommets

Au Maroc, les prix des fruits et légumes continuent d’augmenter et de peser sur le budget mensuel des Marocains en raison notamment des exportations.

Maroc : appel pressant des exportateurs de légumes

Les associations de producteurs et exportateurs de fruits et légumes appellent le gouvernement d’Aziz Akhannounch à autoriser la reprise des exportations.

Maroc : le prix du gaz s’envole dès lundi

Le prix du gaz butane au Maroc connaîtra une augmentation à partir de ce lundi 20 mai 2024, suite à la décision du gouvernement de décompenser partiellement la subvention accordée à ce produit. Cette mesure vise, dit-on, à rationaliser les dépenses...

Le Maroc dans le top 10 des marchés mondiaux de Renault

Le Maroc est désormais le dixième marché mondial de Renault et le premier de toute la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) en termes de ventes, avec 44 497 véhicules vendus au cours des neuf premiers mois de l’année 2023.

Maroc : les exportations automobiles dépassent les 100 MMDH à fin novembre

Les exportations marocaines dans le secteur automobile ont généré au terme des onze premiers mois de l’année un chiffre d’affaires de 100,37 milliards de dirhams, en augmentation de 35% par rapport à la même période de 2021.

Le Maroc ne touche pas à la subvention du gaz, du sucre et du pain

Malgré la conjoncture internationale, le gouvernement marocain va maintenir les subventions pour garantir la stabilité des prix du gaz butane, du blé et du sucre sur le marché national en 2023.