Des détenus du Hirak du Rif changent de prison

- 06h00 - Maroc - Ecrit par : J.K

Les détenus du Hirak du Rif de la prison locale de Tanger 2, changent d’établissement pénitentiaire, pour « des raisons disciplinaires », explique la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réintégration (DGAPR).

Les concernés faisaient un « usage abusif du service de téléphone fixe pour effectuer des appels qui ne s’inscrivent pas dans le cadre de la préservation des liens familiaux et sociaux », mais pour « diffuser des enregistrements et échanger des messages cryptés avec leurs proches », fait savoir un communiqué de la DGAPR.

Des dérives opérées « avec l’aide du père de l’un d’eux », pour « réclamer des droits sans rapport avec les circonstances de leur détention », en violation des dispositions légales et réglementaires dans les établissements pénitentiaires, poursuit la même source, ajoutant que, à en croire des militants des droits de l’homme, il s’agirait du « père » de Nasser Zefzafi, ex-leader qui fait partie des détenus de la prison de Tanger 2. Ces détenus, « refusaient de se plier aux instructions de l’administration de cette institution, ignoraient ses avertissements répétés, ne respectaient pas les institutions de l’État et menaçaient, en plus, d’entamer collectivement des grèves de la faim », souligne la DGAPR.

Aussi, a-t-elle décidé de transférer ces détenus vers d’autres établissements pénitentiaires, afin de mettre fin à ces « délits graves », indiquant que les administrations des prisons où ils seront transférés leur permettront de contacter leurs familles pour les informer de la destination de leur transfert dès leur arrivée sur place.

  • Quatre nouveaux détenus du Hirak du Rif décident d'observer une grève de la faim

    Après Nasser Zefzafi et son co-détenu, c'est au tour de quatre nouveaux détenus du Hirak du Rif d'entamer une grève de la faim. Ahmed Zefzafi, père du leader du Hirak rifain, a fait cette annonce sur sa page Facebook.

  • Nasser Zefzafi entame une nouvelle grève de la faim

    Nasser Zefzafi et son co-détenu ont informé la direction de la prison locale de Tanger 2 de leur décision d'observer une grève de la faim. Cette information émane de la Délégation générale à l'administration des établissements pénitentiaires et à la réinsertion (DGAPR) qui refuse d'« être tenue pour responsable des conséquences sanitaires » qui en découleraient.

  • Nasser Zefzafi hospitalisé

    Condamné fin mai 2017 à 20 ans de prison pour « complot et atteinte à la sécurité de l'État » et autres motifs, Nasser Zefzafi, leader du mouvement du Rif (Hirak) a été hospitalisé. Il fait une hypoglycémie suite à une grève de la faim qu'il observe depuis dimanche dernier.

  • Le Maroc autorise à nouveau les visites dans les prisons

    Du 1ᵉʳ mars au 12 avril prochains, la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) organise, de manière exceptionnelle, les visites familiales au profit des prisonniers dans tous les établissements pénitentiaires à travers le Maroc.

  • Mâati Monjib entame une grève de la faim

    Après le démenti formel de la Délégation générale de l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), le détenu Mâati Monjib veut entamer une grève de la faim. Craignant les répercussions sur sa santé, l'administration de l'établissement pénitentiaire a tenté de l'en dissuader, indique un communiqué de la prison locale El Arjat 2, à Salé.

  • Nasser Zefzafi et Nabil Ahamjik transférés à la prison de Tanger

    La Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) accède, à quelques détails près, à l'une des principales revendications des détenus du Hirak du Rif en commençant par les regrouper dans la prison de Tanger.

  • Maroc : des détenus du Hirak obtiennent gain de cause

    Quatre détenus du Hirak ont été transférés de la prison Ras El Ma de Fès à la prison locale de Guercif. Cette décision a pour objectif de les rapprocher de leurs familles.

  • Le père de Nasser Zefzafi appelle le roi Mohammed VI à sauver son fils

    Après avoir vainement sollicité les instances gouvernementales et associatives, le père du leader du Hirak du Rif espère une grâce royaleI au profit des 24 membres du mouvement en détention dans les prisons du nord du pays.

  • Nasser Zefzafi prêt à négocier

    Nasser Zefzafi et les autres détenus du Hirak du Rif acceptent de négocier avec les autorités marocaines en vue de clore définitivement le dossier qui les concerne.

  • Maroc : ces anciens détenus qui cartonnent sur YouTube

    Au Maroc, une vingtaine d'anciens prisonniers se sont découverts une passion pour l'audiovisuel et collectionnent les abonnés et les vues à chaque vidéo publiée. Ils y racontent la vie en milieu carcéral, les guerres entre détenus, les mauvais traitements, la surpopulation carcérale, et bien d'autres informations sur lesquelles des millions d'internautes n'hésitent pas à cliquer.