Diplômés chômeurs, rentrez chez vous !

- 18h01 - Maroc - Ecrit par : L.A

Abdelilah Benkirane s’en est violemment pris aux diplômés chômeurs habitués des manifestations devant le Parlement et les ministères, lors d’un meeting à Skhirat. Selon le Chef du gouvernement, plus aucun poste dans la fonction publique ne sera accordé sous pression de la rue et sans concours.

Abdelilah Benkirane a ouvertement critiqué la décision de l’ancien Premier ministre Abbas El Fassi, présent dans la salle, d’engager 4300 diplômés chômeurs sans concours, sous la pression de la rue en 2011.

Le Chef du gouvernement a déclaré qu’il était désormais "impossible d’obtenir des postes budgétaires en exerçant la pression via la rue ou les occupations des locaux de l’administration". Benkirane a expliqué vouloir développer un système de recrutement basé exclusivement sur le mérite et les compétences.

Le gouvernement El Fassi mis sous pression, avait adopté un décret selon lequel jusqu’au 31 décembre 2011, le concours n’était pas obligatoire pour obtenir un poste dans le secteur public. 4304 diplômés chômeurs avaient par la suite été recrutés sur la seule base de leur "ancienneté dans les protestations" rapporte l’Économiste.

Plutôt que de calmer le mouvement des diplômés chômeurs, ce recrutement massif avait attiré des chômeurs de toutes les régions du Maroc, convaincus qu’en mettant le gouvernement sous pression, ils décrocheraient un job.

  • Des diplômés chômeurs envahissent le siège du PJD

    Des dizaines de diplômés chômeurs ont envahi le siège du Parti Justice et Développement au quartier des Orangers à Rabat lundi, pour revendiquer leur droit à l'embauche directe dans l'administration publique.

  • Des diplômés chômeurs menacent de demander "l'asile social"

    Plusieurs milliers de diplômés chômeurs ont décidé de demander l'asile social auprès des instances diplomatiques étrangères au Maroc. Dans un communiqué, ils expliquent vouloir dénoncer de cette façon "l'hypocrisie de certains ministres PJD".

  • El Khalfi et Baha accusés d'avoir pistonné leurs familles

    L'épouse du ministre de la Communication Mustapha El Khalfi, et le fils d'Abdellah Baha, ministre d'État sans portefeuille, auraient été recrutés dans la fonction publique sans passer de concours, d'après des diplômés chômeurs.

  • Les cent jours de Benkirane

    Plus de 2,2 millions de personnes ont voté pour le Parti Justice et Développement (PJD), et 88% des Marocains affirment faire confiance au chef du gouvernement Abdelilah Benkirane. Pourtant, jamais les cent premiers jours d'un exécutif n'auront été autant critiqués au Maroc.

  • Benkirane : "Le 20 février est un phénomène social et non un mouvement"

    "Les mouvements de contestation se sont calmés progressivement au Maroc", a déclaré le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, à la chaîne satellitaire Al Arabiya. D'après lui, le 20 février est plutôt "un phénomène social qu'un mouvement organisé, qui refuse de dialoguer".

  • Décès d'Abdelwahab Zeidoun, diplômé chômeur

    Abdelwahab Zeidoun, un des diplômés chômeurs qui s'était immolé par le feu mercredi dernier à Rabat, est décédé mardi matin des suites de ses brûlures à l'hôpital Ibn Rochd, de Casablanca.

  • Deux millions de Marocains ont suivi le grand oral de Benkirane au parlement

    Le grand oral du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane devant le parlement, retransmis en direct sur Al Aoula, a été suivi par près de deux millions de Marocains, d'après l'organisme de mesure d'audience Marocmetrie.

  • Immolation au ministère de l'Education à Rabat

    Trois diplômés chômeurs participant à un sit-in au siège du ministère de l'Education à Rabat, se sont immolés par le feu mercredi, pour avoir été privés d'eau et de nourriture. Une façon aussi de pousser le gouvernement à répondre à leurs revendications.

  • Immolation de diplômés chômeurs à Rabat

    Trois diplômés chômeurs se sont immolés mercredi au ministère de l'Education à Rabat. Au total cinq personnes se sont aspergées d'un produit inflammable. Trois ont été blessées dont deux grièvement.

  • Abdelilah Benkirane a t-il violé le code de la route ?

    Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane aurait été flashé samedi, pour excès de vitesse, à la sortie de la ville de Fès.