Le parti d’extrême droite Vox veut un mur entre le Maroc et Ceuta

- 18h40 - Espagne - Ecrit par : P. A

L’idée défendue par le porte-parole du parti d’extrême droite Vox, Carlos Verdejo, d’ériger un mur à la frontière pour protéger Ceuta d’une «  révolution au Maroc  » a surpris tous les groupes politiques de l’Assemblée locale. Après les débats, la motion a été rejetée.

Selon le parti Vox, construire un mur à la frontière de Ceuta servira à défendre la ville d’une future révolution au Maroc. Carlos Verdejo, le porte-parole du parti, a présenté cette proposition à l’Assemblée locale. « S’il y a une révolution au Maroc demain, comment allons-nous faire face aux masses de migrants marocains qui arrivent à Ceuta », s’est-il demandé.

Le parti d’extrême droite considère que les associations humanitaires qui œuvrent pour l’accompagnement et l’intégration des migrants résidant illégalement à Ceuta, sont des « mafias » dédiées à la traite des êtres humains. C’est pourquoi Carlos Verdejo a plaidé pour la suppression des budgets des villes, de toutes les aides publiques destinées à ces entités.

Le porte-parole de Vox a également demandé à l’Assemblée un accord pour exhorter le gouvernement espagnol à appliquer les accords de retour des migrants signés avec des pays tiers dont le Maroc.

Pour défendre sa proposition, Verdejo est allé jusqu’à soutenir, sans aucune statistique, que les zones à forte occupation de migrants, sont les plus touchées par la pandémie du coronavirus. Se référant ensuite aux données du ministère de l’Intérieur, il a évoqué une augmentation de l’arrivée de migrants dans la ville. Une information réfutée par l’adjoint du MDyC, Fátima Hamed, qui a rectifié que selon le ministère de l’Intérieur, 770 migrants sont arrivés dans la ville en 2020, soit 1 207 de moins que l’année précédente.

Après cette présentation du porte-parole de Vox, le socialiste Manuel Hernández a accusé Vox de promouvoir le populisme et de suivre le chemin tracé par l’ancien président américain, Donald Trump. Le député de Caballas, Mohamed Ali, a dénoncé quant à lui l’intention du parti Vox de « criminaliser » les migrants et de les accuser, sans preuves, de propager le coronavirus en Espagne.

Au terme des échanges, la motion a finalement été rejetée par l’Assemblée.

  • Vox demande d'expulser une députée de Ceuta au Maroc

    Le porte-parole de Vox à l'Assemblée de Ceuta, Carlos Verdejo, a demandé « d'expulser » au Maroc la députée et porte-parole du Mouvement pour la dignité et la citoyenneté (MDyC), Fatima Hamed, qui a fait un tweet contre le président de Vox, Santiago Abascal.

  • Twitter suspend le compte de Vox, parti d'extrême droite espagnol

    Comme l'année dernière, Twitter a suspendu jeudi, le compte officiel du parti d'extrême droite « Vox » en Espagne. Le parti a tenu des discours incitant à la haine lors d'une campagne qu'elle a lancée avec le hashtag « Non à l'islamisation ».

  • Le parti d'extrême droite Vox préoccupé par l'investissement massif au profit du Maroc

    Le parti d'extrême droite Vox demande des explications au gouvernement espagnol sur la dépense de 12 millions d'euros à effectuer pour l'achat de 98 caméras thermiques et 168 véhicules au profit du ministère marocain de l'Intérieur.

  • Vox ne veut plus d'imams marocains à Ceuta

    Le parti d'extrême droite Vox a présenté une proposition de loi à l'Assemblée pour demander le remplacement de tous « les imams payés par le Maroc » par d'autres « entièrement espagnols ». C'est l'amendement que la formation a fait à la proposition du MDyC de déclarer Santiago Abascal « persona non grata ».

  • Vox, spécialiste des fake news sur les Marocains

    L'insécurité et l'islamisation de la Catalogne. Ce sont les deux principaux thèmes développés par le parti d'extrême droite VOX au cours de cette campagne électorale. Le parti ne rate aucune occasion pour abreuver son électorat des chiffres qui sont loin de la réalité.

  • Le président du parti d'extrême droite Vox déclaré persona non grata à Ceuta

    Le président de Vox, Santiago Abascal, a été déclaré vendredi persona non grata par l'Assemblée de Ceuta à la majorité des députés. Cette mesure a été prise contre lui pour ses déclarations faites lors de ses deux déplacements à Ceuta après la crise migratoire de mai, où il a considéré les musulmans de la ville comme des Marocains et qualifié des personnalités de « pro-marocains ».

  • Aid al-Adha : Vox se plaint de l'influence du Maroc

    La section Ceuta du parti d'extrême droite Vox reproche au gouvernement de reporter le Conseil des porte-parole initialement prévue pour le mercredi 21 juillet, rappelant que la fête de l'Aïd al-Adha est célébrée le mardi 20 juillet dans toute l'Espagne et non le 21 juillet, date retenue par le Maroc.

  • Fatima Hamed donne une leçon de tolérance à un député d'extrême droite

    La députée de Ceuta d'origine marocaine, Fatima Hamed, a récemment fait l'objet de vives attaques racistes et xénophobes de la part des députés du parti d'extrême droite Vox. Pour elle, la coexistence peut être améliorée dans la ville autonome.

  • Ceuta et Melilla craignent une exclusion aérienne de la part du Maroc

    Le parti d'extrême droite Vox continue d'insister pour que l'Exécutif espagnol prenne toutes les dispositions pour défende la souveraineté de Ceuta et Melilla contre une tentative de revendication de ces enclaves par le Maroc.

  • Le président du parti d'extrême droite Vox indésirable à Ceuta

    Santiago Abascal, le président du parti d'extrême droite Vox, n'est pas le bienvenu à Ceuta. Plusieurs centaines de personnes ont investi une place de l'enclave espagnole pour marquer leur opposition à sa venue, invoquant des risques de troubles.