Fermeture des mosquées : le salafiste Abou Naïm charge l’État marocain
La décision de fermeture des mosquées au Maroc à partir du lundi 16 mars 2020 à cause de la propagation du coronavirus, suscite déjà des réactions. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le salafiste Abou Naïm martèle qu’un pays qui "interdit les prières quotidiennes dans les mosquées, est un pays apostat et devenu un pays de guerre et non de paix, selon la jurisprudence islamique."
Aux yeux du salafiste Abou Naïm, la décision du Conseil supérieur des Oulémas, portant fermeture des mosquées jusqu’à nouvel ordre pour les prières quotidiennes et celle du vendredi, n’est pas "légale du point de vue de la charia". Selon lui, les "conditions nécessaires à une telle mesure ne sont pas remplies". Il estime que le coronavirus au Maroc, pour l’instant, n’est pas à un stade où l’on se doit de prendre des mesures drastiques. "Les risques pour l’instant sont simplement estimés et non avérés", affirme-t-il.
"Au lieu de demander la fermeture des endroits où règnent la décadence et la luxure, où se propagent les pires des maladies et des infamies, le Conseil supérieur des Oulémas a préféré fermer les mosquées", fustige le télé-prédicateur, d’obédience wahhabite. Selon lui, cette mesure pourrait "avoir des répercussions plus graves, au vu de la colère divine qu’elles provoquent".