Immobilier : Le british Hamptons prend pied au Maroc

- 23h12 - Maroc - Ecrit par : L.A

La publication des résultats de l’enquête de Global Edge, entité spécialisée dans les services de consulting aux promoteurs immobiliers internationaux sur l’attractivité du Maroc, semble impacter la destination. « Le Maroc est parmi les 10 destinations les plus en vogue pour une résidence secondaire à l’étranger. » Faut-il imputer le choix de Hamptons International d’ouvrir un bureau au Maroc aux résultats de cette enquête ? Difficile à dire.

Mais, pour le directeur général Afrique du Nord de Hamptons International Morocco, cette implantation « illustre la confiance du groupe dans les potentialités du pays ainsi que sa volonté de se positionner en acteur majeur du marché national de l’immobilier résidentiel ». Youssef Benamour dit tirer profit du succès récent du Maroc auprès des clients et investisseurs britanniques.

En ouvrant ce premier bureau en Afrique du Nord, Hamptons Morocco « envisage de réitérer la success story de l’Espagne, de la Grèce ou même de la France sur le plan de l’immobilier résidentiel ». Rien que ça. Le groupe revendique une expérience de 135 ans dans le secteur immobilier et une connaissance certaine, qui, selon Benamour, « permet à ses consultants d’identifier les projets commercialement viables et d’anticiper les attentes de ses clients tout en assurant le bon déroulement de leurs transactions ». Le plus qu’offrirait Hamptons à ses clients, c’est adapter ses prestations aux spécificités des pays où ses équipes interviennent pour « maintenir un avantage compétitif significatif ». Ses offres s’adressent aussi bien au client individuel qu’institutionnel pour des prestations englobant la vente, le conseil, la gestion locative et le financement bancaire.

Pour gagner ces paris, l’agence britannique de distribution et de conseil en immobilier, l’une des plus prestigieuse du Royaume-Uni, s’appuie sur des leaders mondiaux. Elle est, depuis 2006, filiale du groupe émirati Emaar Properties, leader mondial du développement immobilier. A ce titre, elle est chargée de la commercialisation des projets du groupe à l’international et notamment au Maroc. D’ailleurs, les premiers défis du bureau de Hamptons Morocco, c’est de commercialiser, dès cette année, les projets de Tinja à Tanger et Saphira à Rabat. Sur ce dernier projet mutidimensionnel, le bureau du Maroc aura l’occasion d’étaler les connaissances de Hamptons dans l’immobilier professionnel, en tirant profit de son partenariat avec CBRE, l’un des leaders mondiaux de ce segment.

Hamptons International vise à devenir l’une des plateformes les plus performantes de commercialisation d’immobilier marocain dans le monde. Un défi de tous ceux qui ont investi ce secteur aux lendemains du lancement d’importants projets de développement mis en œuvre, en particulier depuis 2001 dans le cadre du plan Azur.

Emaar, un solide partenaire

Emaar Properties, la plus grande société immobilière des Emirats arabes unis, se révélait au monde arabe, notamment aux Marocains, le 21 septembre 2005. A cette date, Emaar Properties annonçait sa décision d’investir plus de 4 milliards de dollars sur 5 ans pour construire ou acheter au moins une centaine de centres commerciaux dans les pays arabes et le sous-continent indien. Son président, Mohammad Al-Abbar, indiquait alors que la moitié de ces centres commerciaux serait implantée dans les pays arabes, notamment au Maroc, en Arabie saoudite et en Egypte. De plus, les deux plus grandes holdings émiraties, Dubaï Holding et Emaar, signaient dans la foulée 8 mémorandums d’entente portant sur un investissement global de 9 milliards de dollars étalés sur 10 ans pour la réalisation de projets d’aménagement et de valorisation touristique et résidentielle dans quatre des principaux pôles de développement du pays, Rabat, Casablanca, Marrakech et Tanger. Il s’agit de la corniche de Rabat (3,1 milliards de dollars) par Emaar, le projet Amwaj à Rabat (2 milliards de dollars) par Dubaï Holding ; un projet touristique à l’Oukaïmden (1,4 milliard de dollars) par Emaar, la valorisation touristique de deux terrains à Chrifya et sur la route de Ouarzazate (1 milliard de dollars) par Dubaï Holding ; 2 projets sur la corniche de Casablanca, la Marina et le projet Khalij El Hank (1 milliard de dollars) pour Dubaï Holding et un complexe résidentiel et touristique à Tanger, Tinja, (650 millions de dollars) par Emaar.

Source : L’Economiste - B. T.

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