Impôt sur le revenu au Maroc : des changements qui ne plaisent pas à tout le monde

- 11h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Le Parlement a acté la réforme de l’impôt sur le revenu (IR), sans modification du barème initialement proposé. Les amendements proposés par différents groupes parlementaires ont été rejetés.

Concrètement, cette réforme, d’un coût total de 5,2 milliards de dirhams, prévoit notamment une exonération de l’IR pour les salaires inférieurs à 6 000 dirhams par mois. La première tranche d’exonération passera ainsi de 30 000 à 40 000 dirhams par an. Objectif : faire passer la proportion de personnes exonérées de l’IR de 71,4 % à 80 %.

En plus de ce coup de pouce, les taux d’imposition des autres tranches seront progressivement réduits, avec des baisses pouvant atteindre 50 % dans certains cas. Le taux marginal d’imposition, lui, passera de 38 % à 37 %, allégeant ainsi la pression fiscale sur les hauts revenus.

À lire : Maroc : du nouveau pour l’impôt sur le revenu

Malgré ces mesures, des voix s’élèvent pour dénoncer une réforme « timide » face à la flambée des prix. « Pour un salaire mensuel net de 9 989 dirhams, l’impact de la réforme devrait représenter une hausse de 435 dirhams sur la paie. Pour un salaire de 21 155 dirhams, le gain mensuel atteindra 546 dirhams. Ces montants, bien qu’intéressants, restent modestes au regard des hausses du coût de la vie », souligne L’Economiste.

Autre mesure phare de cette réforme : l’augmentation de la réduction d’impôt pour charges de famille. Celle-ci passera de 360 à 500 dirhams par personne à charge, avec un plafond annuel porté de 2 160 dirhams à 3 000 dirhams (pour un maximum de six personnes à charge). Une aide bienvenue pour les familles nombreuses, qui pourrait toutefois s’avérer insuffisante pour faire face aux dépenses croissantes liées à l’éducation, la santé et les transports.

Si cette réforme allège la facture fiscale d’une partie des contribuables, elle ne répond que partiellement aux difficultés économiques rencontrées par de nombreux Marocains, regrette le journal.

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